La saison 2019/2020 du célèbre championnat nord-américain a rendu son verdict. Les Los Angeles Lakers ont été sacrés champions au terme d’une finale haletante face à un invité surprise en finale, le Miami Heat.

Comme prévu, des coups de théâtre ont eu lieu. Franchise avec le meilleur bilan de la saison régulière, les Milwaukee Bucks se sont fait sortir en cinq matchs dès le stade des demi-finales de la Conférence Est par le futur finaliste malheureux de la compétition. L’avantage du terrain, accompagné de la présence des fans dans les tribunes, aurait-il changé la donne ? Rien n’est moins sûr. En tout cas, il s’en est passé des choses étranges dans la bulle, au pays de Mickey.

Les concernant, les Denver Nuggets ont également déjoué tous les pronostics à plusieurs reprises. Menés 3 victoires à 1 au premier tour par le Utah Jazz (qui possédait par ailleurs d’une avance de 15 points au cours du Game 5), puis à nouveau au bord de l’élimination en étant dans une situation comptable similaire au second tour face à l’armada constituée par les Los Angeles Clippers, la formation coachée par Michael Malone a créé l’exploit de renverser la série à son avantage.

De leur côté, s’ils ne sont pas parvenus à se qualifier pour les playoffs au vu de la grandeur du retard initial qu’ils devaient rattraper sur leurs devanceurs en arrivant dans la bulle, les Phoenix Suns ont fortement étonné. En huit matchs disputés, Devin Booker et ses coéquipiers ont tout simplement été invaincus. Il s’agit assurément d’un exploit puisque la franchise localisée dans l’Arizona est la seule à ne pas être tombée une seule fois sur la fin de saison régulière organisée dans l’univers merveilleux de Disney World.

Bien qu’ayant été sweepé au premier tour des phases finales, les Indiana Pacers ont terminé la saison régulière en trombe sous l’impulsion d’un TJ Warren en mode superstar. Lors des quatre succès des siens en six rencontres, le swingman d’Indianapolis a successivement inscrit 53, 34, 32 et enfin 39 points (le tout à près de 70% de réussite aux tirs) pour s’offrir une victoire de prestige face aux Lakers de LeBron James et Anthony Davis.

La reprise de la saison dans le parc d’attraction Disney World étant facultative, les joueurs absents pour diverses raisons n’ont pas été sanctionnés. La plupart des effectifs n’ont pas affiché complet. Les franchises avaient une date limite pour se renforcer en recrutant un ou plusieurs nouveaux joueurs. Toutes n’en ont pas profité, mais aucun mouvement majeur n’aura eu lieu.

Démunis pour conclure la saison régulière, les Brooklyn Nets et les Washington Wizards n’ont pas réalisé de miracle, si ce n’est un succès surprenant de la franchise new-yorkaise sur les Bucks lors d’une rencontre sans importance.

Les Lakers ont maintenu leur première place de la Conférence Ouest et finalement leur suprématie sur la Ligue. En l’absence d’enjeux les concernant pour la fin de saison régulière, ils ont tout de même montré qu’ils ne sont pas invincibles. Comme évoqué précédemment, les Pacers mais aussi le Thunder, les Rockets et les Kings se sont offerts leur scalp.

Affichant un effectif instable car jamais au complet tout au long de la fin de saison, les Clippers n’ont finalement pas pu confirmer leur statut de concurrent numéro 1 à l’autre franchise de Los Angeles pour le titre de champion.

Des joueurs se sont révélés

Côté frenchies, l’azuréen Timothé Luwawu-Cabarrot a profité des nombreux forfaits de coéquipiers pour se montrer. Et plutôt à son avantage. Au cours de la victoire surprise des Nets sur les Bucks, il a battu son record de points (26) en carrière avec une grande réussite aux tirs, et s’est montré clutch en inscrivant des paniers décisifs dans les dernières minutes de la partie pour écarter un come-back renversant du leader de la conférence Est. Quelques jours plus tard, il inscrivait 24 points en 24 minutes, puis scorait à nouveau 26 points lors d’un match de playoffs face aux solides Toronto Raptors.

Pas du tout utilisé en match officiel NBA depuis le coup d’envoi de la saison, le rookie Bol Bol a réalisé une première sortie étincelante pour ses débuts dans la grande ligue américaine. Auteur de 15 points, 10 rebonds et 5 blocks lors du match de reprise des Nuggets en « pré-saison », le fils du légendaire Manute Bol a fait couler beaucoup d’encre dans les médias. Ses sorties se sont ensuite faites un peu plus discrètes, mais la bulle lui aura cependant permise d’effectuer ses premier pas au plus haut niveau mondial.

Son coéquipier Michael Porter Jr. est lui aussi passé de l’ombre à la lumière en réalisant quelques cartons offensifs de très haut niveau. Alors qu’il s’était contenté jusque là de 25 points maximum lors d’un match officiel en NBA, l’intéressé a commencé à prendre feu. 37 points et 12 rebonds pour son deuxième match dans la bulle, 30 points et 15 rebonds pour sa troisième rencontre, 27 points et 12 rebonds pour sa quatrième sortie ont suffi pour changer son statut.

Des superstars affamées

Détenteur du record de points inscrits sur un match cette saison, avec 61 unités plantées face aux Golden State Warriors, Damian Lillard s’est troué avec un 0/2 sur la ligne de répération dans les moments décisifs d’une défaite des siens qu’il n’a pas pu empêcher face aux Clippers… Une attitude qui ne lui ressemble pas, lui qui affiche 88.9% de réussite aux lancers-francs en carrière et qui a été l’auteur de plusieurs game winner exceptionnels depuis le parking. Pour se faire pardonner, il a planté 51 points dès le lendemain sur la tête des Philadelphia 76ers, puis une nouvelle fois 61 points sur la tête des Mavs. Héroïque tout au long de sa présence à Orlando, il aura porté les TrailBlazers sur ses épaules et permis aux siens de décrocher in-extremis la huitième place qualificative pour les playoffs. Avec 37.6 points et 9.6 passes décisives compilés en moyenne par match, c’est en toute logique qu’il a été élu MVP de la bulle. Lillard est peut être le joueur le plus doué offensivement de la NBA.

Pour terminer, même s’il est déjà connu de tous, comment qualifier les performances hors normes de Luka Dončić ? Ses triple-double d’anthologie (34 points, 20 rebonds et 12 passes décisives face aux Sacramento Kings, 36 points, 14 rebonds et 19 passes décisives contre les Milwaukee Bucks, mais surtout ses 43 points, 17 rebonds et 13 passes décisives avec le game winner au buzzer en prime) le font entrer dans la légende. Et dire qu’il n’a que 21 ans. L’avenir de la NBA lui appartient.