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Chaque année, la draft peut changer le destin des franchises NBA. Récupérer dans ses rangs un prodige de classe mondial est effectivement très alléchant pour les équipes qui cherchent systématiquement à se renforcer pour être plus compétitives et ainsi espérer décrocher le titre de champion.

Chaque année, la draft a pour but de rééquilibrer les forces au sein des franchises appartenant à la ligue de basket la plus prestigieuse au Monde. Les clubs ayant présenté les moins bons bilans de victoires/défaites auront plus de chances de décrocher le gros lot lors de la loterie organisée chaque année entre les quatorze équipes non qualifiées pour les playoffs. Même si on est jamais à l’abri de surprises et que la probabilité d’obtenir le premier choix de la draft est plus élevée pour les plus mauvais élèves, l’équipe présentant le plus de matchs perdus lors de la saison écoulée devrait a minima choisir dans le Top 5.

Un tirage au sort est mis en place afin de ne pas inciter les équipes au tanking, c’est-à-dire de faire exprès de perdre pour augmenter ses chances de se renforcer la saison suivante. Une fois que l’ordre des franchises choisissant dans le Top 14 a été déterminé par le biais des probabilités et du hasard, les équipes participantes aux phases finales du championnat vont sélectionner leur nouvelle recrue selon un ordre établi par le classement définitif de la saison régulière précédente.

Permettre aux équipes de se renforcer

Pour les équipes, choisir en premier ou avant ses principaux concurrents est un avantage certain. Si la cuvée présente un basketteur amené à règner dans la Grande Ligue pendant une ou deux décennies, à l’image de LeBron James ou Zion Williamson, la franchise qui va être en mesure de le récupérer a tout gagné. D’un point de vue sportif, il est impossible qu’elle reste coincée la saison suivante dans les profondeurs de sa conférence. De plus, au niveau business, les ventes de maillots vont augmenter, au même titre que le nombre d’abonnements aux matchs et le nombre de spectateurs assistant aux rencontres à domicile. La billetterie se retrouve automatiquement boostée.

Par ailleurs, si elles ne souhaitent pas ajouter de rookie à leur effectif, ou bien que le joueur qu’elles ont sélectionné ne leur convient pas, les franchises peuvent utiliser leur choix de draft pour effectuer un transfert ou récupérer du cash. Les San Antonio Spurs sont les spécialistes de cette stratégie qui a porté ses fruits ! Experts dans le scouting, Gregg Popovich et son équipe ont été dominants en NBA durant plus de 20 ans consécutifs grâce à d’excellentes opérations effectuées le soir de la draft. Leur dernier coup de maître a eu lieu en 2011, lorsqu’ils ont échangé George Hill aux Pacers pour récupérer Kawhi Leonard, choisi en 15ème position par la franchise localisée à Indianapolis.

A l’occasion de la draft, les franchises ont également la possibilité d’obtenir les droits NBA sur un joueur évoluant à l’étranger, dans le cas où celui-ci souhaiterait dans l’immédiat poursuivre sa carrière en dehors des États-Unis. Ainsi, si une autre équipe souhaite l’intégrer un jour à son effectif, elle doit trouver un arrangement financier avec la franchise disposant de ses droits en NBA pour pouvoir l’engager.

Des intérêts financiers pour les athlètes

Pour les joueurs, leur position à la draft est très importante sur le plan contractuel et financier. Plus un athlète est sélectionné haut, plus son salaire durant son contrat rookie sera élevé. Une grille salariale a été établie par la Ligue. Une fois libéré de ce deal restrictif d’une durée de quatre ans maximum, l’intéressé sera éligible au contrat max si la franchise dans laquelle il évolue souhaite lui en proposer un. Mis à part tout cela, une sélection au premier tour de la draft offre aux heureux élus un contrat garanti de deux ans (plus deux autres optionnelles). Il s’agit donc d’un certain confort pour les jeunes pépites qui rencontreraient des difficultés à s’imposer d’entrée en NBA.

L’avenir est beaucoup plus incertain pour les joueurs draftés au second tour. Les franchises n’ont pas l’obligation de leur faire signer un contrat garanti. Cela leur donne néanmoins l’opportunité de visiter les installations de l’équipe qui les a choisi, d’être invité à la Summer League et de s’y montrer devant les coachs et dirigeants, mais aussi de nombreux observateurs de la ligue et d’autres championnats. Éventuellement, ils peuvent également participer au training camp de pré-saison, mais prennent le risque d’être « coupés » avant le début de la saison régulière NBA, et/ou d’être envoyés en G-League.

La position d’un joueur à la draft n’a aucune signification

Néanmoins, la place à laquelle les basketteurs sont sélectionnés ne veut finalement rien dire quant à leur futur statut en NBA. A titre d’exemple, le fabuleux arrière argentin Manu Ginobili a réalisé une carrière exceptionnelle sous le maillot des San Antonio Spurs avec quatre titres de champion et deux sélections au All-Star Game. Et ce, après avoir été choisi en 57ème position de la draft 1999. A l’inverse, des premiers choix de draft qui se sont avérés être un fiasco total existent également.

De nombreux seconds tours de draft ou fin de premier tour sont devenus All-Stars, tandis qu’une multitude de lottery picks ont effectué une carrière anecdotique au sein de la grande ligue américaine.

A la draft, les franchises ne choisissant pas en premier misant principalement sur le potentiel à moyen terme d’un athlète plutôt que ses capacités actuelles à s’imposer dans le championnat, les erreurs de casting s’avèrent légions. Mais si le talent et le potentiel sont présents chez un joueur choisi au second tour, et que la franchise qui l’a récupéré croit fortement en lui, une longue carrière en tant que titulaire est possible.