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Treize basketteurs français ont foulé les parquets du meilleur championnat de basket-ball au Monde lors de la saison écoulée. Les frenchies y ont connu des fortunes diverses. Basket-BallWorld fait le point à travers cet article.

Rudy Gobert

Le pivot titulaire du Utah Jazz est actuellement le meilleur basketteur français en NBA. Statistiquement, il est également le plus productif. A la mi-saison, Rudy Gobert a finalement fêté sa première sélection au All-Star Game. Il y a frappé fort avec 21 points et 11 rebonds. Cependant, il n’a pas réussi à conserver pour la troisième fois consécutive son titre de meilleur défenseur de la saison régulière NBA. En playoffs, malgré un avantage confortable face aux Denver Nuggets en menant la série 3-1 au premier tour, la franchise localisée à Salt Lake City est sortie en perdant trois matchs consécutifs.

Evan Fournier

Meilleur scoreur français en NBA avec 18.5 points inscrits en moyenne par match, l’ancien joueur de Nanterre et de Poitiers est une valeur sure dans un effectif talentueux mais qui ne parvient pas à franchir un tour de playoffs. Evan Fournier est un joueur qui compte dans la grande ligue américaine. Tombé malade dans la bulle avant le début des phases finales, il n’a pas réussi à retrouver le rythme sportivement parlant. Son équipe du Orlando Magic s’est inclinée 4 à 1 face à la meilleure équipe de la saison régulière : les Milwaukee Bucks.

Nicolas Batum

Le natif de Lisieux a vécu sa pire saison aux États-Unis sous la tunique des Charlotte Hornets. Son impact sur le terrain a été très limité. A 31 ans, il avait un rôle de mentor auprès des plus jeunes prêts à exploser, tels que Devonte’ Graham, Miles Bridges, P.J. Washington ou encore Malik Monk. Batum n’a plus joué depuis le NBA Global Game à Paris. Il ne faisait plus partie des plans de la franchise possédée par Michael Jordan. C’est donc en toute logique qu’il a été coupé avant l’entame d’exercice 2020/2021. Il lui restait un an de contrat à 27 millions de dollars. Un montant qu’aucun basketteur français n’a jamais touché en une saison avec une franchise NBA. « Batman » va rebondir chez un candidat déclaré au titre de champion NBA, du côté des Los Angeles Clippers.

Joakim Noah

Blessé en début de saison, le fils de Yannick a trouvé un nouveau point de chute en cours de route. Effectivement, il a signé un contrat de 10 jours avec les Los Angeles Clippers peu de temps avant que le coronavirus ne vienne interrompre la saison pendant plus de trois mois. L’ancien All-Star et meilleur défenseur de la ligue est un guerrier et possède l’expérience des playoffs. Si son rôle sur le terrain est limité, son impact dans une équipe n’est pas à négliger. Malgré son savoir faire, il ne figurait pas sur les feuilles de marque lors des demi-finales de conférence. A l’aube de l’entame des training camp, son agent a laissé entendre que « Jooks » va prendre sa retraite en tant que basketteur professionnel. On ne reverra donc vraisemblablement plus le vice-champion d’Europe 2011 sur les parquets.

Frank Ntilikina

Après des performances encourageantes réalisées à la Coupe du Monde 2019 avec l’équipe de France, Ntilikina a réalisé sa meilleure saison sur le plan individuel depuis son intégration dans la NBA en 2017. Le meneur de jeu ayant grandi et été formé à Strasbourg n’a cependant pas encore explosé comme espéré. Dans une organisation telle que les New York Knicks, les attentes sont élevées et les mouvements nombreux. Durant l’intersaison, son ancien agent Leon Rose a pris le poste de président de la franchise new-yorkaise. Un nouveau coach, Tom Thibodeau, a été embauché. Réputé pour ses qualités défensives, Frank pourrait trouver sa place au sein du dispositif que va mettre en place l’ancien coach principal des Chicago Bulls et des Minnesota Timberwolves.

Sekou Doumbouya

Plus jeune joueur entré en jeu en NBA cette saison, le natif de Conakry disputait sa saison rookie. Après des débuts passés majoritairement en G-League, Doumbouya a connu son moment de gloire en dunkant sur la tête de Tristan Thompson. Il a ensuite affronté coup sur coup Kawhi Leonard et LeBron James à Los Angeles. Le prodige naturalisé français a été loin d’être ridicule face à ces superstars. Le 15ème choix de la draft 2019 a ensuite réalisé sa meilleure performance en plantant 24 points en 28 minutes face aux prestigieux Boston Celtics. Malheureusement pour lui, il n’a pas réussi à confirmer au delà d’une certaine période. Lors de la reprise, il s’est montré beaucoup plus affuté et costaud physiquement, ce qu’ont apprécié son coach ainsi que plusieurs de ses coéquipiers. Et ce qui est de bonne augure pour la nouvelle saison à venir.

Adam Mokoka

Son coup d’éclat individuel dans le garbage time d’un match disputé face aux Pelicans de Zion Williamson lui a permis de se mettre en valeur. Et ce, même s’il n’a ensuite pas réussi à réaffirmer son potentiel laissé présagé par son incroyable exploit. Titulaire d’un two-ways contract avec les Chicago Bulls, Mokoka était présent fin septembre dans l’Illinois lors du training camp de reprise de la mythique franchise NBA. C’est un signe que la nouvelle direction qui a pris les rênes de l’équipe ne se désintéresse pas forcément à lui. Son contrat a été renouvelé pour l’exercice 2020/2021. Affaire à suivre…

Timothé Luwawu-Cabarrot

Sur courant alternative après avoir charbonné pour signer un contrat garanti avec les Brooklyn Nets, Luwawu-Cabarrot a été la révélation française durant ces playoffs. En scorant 26 points à deux reprises dans la bulle, il a battu son record de points en carrière lors d’un match. Son équipe a été sweepée au premier tour des playoffs par les Toronto Raptors, les champions en titre. Il a perdu son adresse sur les deux derniers matchs, mais ses performances au scoring resteront dans les esprits du front office ainsi que des observateurs extérieurs.

Ian Mahinmi

Sacré champion NBA avec les Dallas Mavericks en 2011, Mahinmi est un vieux routier de la Ligue. A désormais 34 ans, il a réalisé sa deuxième meilleure saison sur le plan statistiques en carrière. Comme le bon vin, il semble se bonifier avec l’âge. Au sein d’une équipe qui n’avait plus rien à jouer sportivement, il n’a cependant pas disputé une seule rencontre dans la bulle. Le rouennais fait désormais figure de vétéran, à qui ont fait appel pour conseiller et encadrer les jeunes. Agent libre, il est actuellement à la recherche d’un nouveau (dernier ?) challenge dans la grande ligue américaine.

Vincent Poirier

Ancien meilleur répondeur de l’Euroleague avec Vitoria, le pivot international français ayant débuté le basket en club à 17 ans a connu une saison frustrante au sein des prestigieux Boston Celtics. Très peu utilisé par Brad Stevens, il a disputé quatre rencontres en G-League pour se dégourdir les jambes. Cependant, il n’a pas vraiment eu sa chance en NBA pour ce qui était sa première saison aux USA. Devenu papa en plein durant les demi-finales de la conférence Est, Poitier a quitté la bulle alors que son équipe menait 2-0 face aux Raptors. Il n’est ensuite plus apparu sur le parquet. Echangé durant l’intersaison par les Celtics au Thunder, Poirier pourrait finalement atterrir dans une autre franchise pour débuter la saison 2020/2021.

Jaylen Hoard

Lui aussi titulaire d’un two-ways contract à l’image de son compatriote Adam Mokoka, ce fils de basketteurs a disputé treize rencontres en NBA. Appelé par les Portland TrailBlazers pour intégrer l’équipe dans la bulle de Disney World, il a pu se montrer à son avantage durant les playoffs face aux Los Angeles Lakers de LeBron James et d’Anthony Davis. Et ce, malgré l’élimination de son équipe, portée par un Damian Lillard taille patron. Finalement, malgré des sorties encourageantes, la franchise localisée dans l’Oregon n’a pas prolongé son bail pour la saison prochaine.

Elie Okobo

Pour sa deuxième saison dans la Grande Ligue, le combo guard bordelais a réalisé un exercice 2019/2020 en deçà de sa saison rookie. Même s’il a montré des capacités à scorer par moments, le 31ème choix de la draft 2018 n’a pas vraiment convaincu ses patrons. Les Phoenix Suns ont réalisé des performances étonnantes dans la bulle. Malheureusement pour lui, Okobo n’est entré en jeu qu’à une seule reprise. Il ne faisait donc plus partie des plans du coach et de la direction… Arrivé en fin de contrat, son avenir dans la grande ligue américaine s’annonce très incertain. En effet, il n’a pas été conservé par l’équipe située dans l’Arizona. Néanmoins, les Brooklyn Nets l’ont invité à leur camp d’entraînements.

William Howard

L’actuel joueur de LDLC ASVEL a tenté sa chance en NBA en passant par la case G-League. Invité en début de saison au training camp du Utah Jazz, où il a côtoyé Rudy Gobert, l’ailier franco-américain a ensuite signé un two-ways contract avec les Houston Rockets au mois de décembre. Howard aura finalement disputé deux matchs avec la franchise texane, pour un temps de jeu total de 13 minutes.