🎁 Vos maillots et produits NBA préférés en promotion sur Fanatics !

Le poste 5 international français du Utah Jazz, Rudy Gobert (2m16, 28 ans), est actuellement en course pour un troisième titre consécutif de meilleur défenseur de la saison régulière NBA. Si cette distinction individuelle venait à lui être décernée à nouveau cette année, il rejoindrait alors Dwight Howard dans ce cercle très fermé des joueurs ayant réalisé d’une traite le triplé dans cette catégorie. Par ailleurs, depuis l’instauration de ce trophée en 1983, seuls les pivots Dikembe Mutombo et Ben Wallace ont fait mieux dans l’Histoire en remportant chacun à quatre reprises cette récompense au cours de leur carrière.

En concurrence avec Giánnis Antetokoúnmpo et Anthony Davis

Gobert fait donc partie des trois nominés dévoilés par la grande ligue américaine, aux côtés de Giánnis Antetokoúnmpo et de Anthony Davis. Dans une ligue en perpétuelle évolution et où la concurrence est ultra sévère, il n’est pas ou plus le meilleur défenseur indiscutable du championnat, comme cela a pu être le cas lors de ses deux premières élections. A vrai dire, son impact défensif est réel et n’a pas vraiment changé par rapport aux saisons précédentes. Il est visible sur les statistiques mais pas que. Ses longs bras font de lui une force de dissuasion hors normes. En plus doté d’une excellente intelligence de jeu, le natif de Saint-Quentin est toujours bien positionné sur le terrain pour modifier les plans offensifs de ses adversaires. Aussi, le pivot titulaire des Bleus est le premier à venir en aide à ses coéquipiers lorsque ceux-ci se retrouvent en difficultés pour défendre.

Une réputation de défenseur d’élite qui n’est plus à faire

Surnommé « The Stiffle Tower » ou encore « Gobzilla » pour sa capacité à étouffer ses opposants en défense et à multiplier les prises de balle au rebond, Rudy Gobert est ce que les américains appellent un « game changer ». Les attaques adverses doivent s’adapter à sa présence dans la raquette et mettre en place des stratégie pour le contourner, en tentant plus de tirs à trois-points par exemple.

Auteur d’une prestation remarquée (21 points à 10/11 aux tirs, 11 rebonds, 2 passes décisives et 1 contre en 19 minutes de temps de jeu) au NBA All-Star Game 2020 à Chicago, après avoir été inexplicablement snobé par les coachs lors des précédentes éditions, le numéro 27 du Utah Jazz possède clairement un nouveau statut dans la prestigieuse ligue de basket.

Sa contamination au covid-19, le point noir de sa saison

Même si l’épisode lié au COVID a atteint son image aux yeux de nombreux américains – il est le premier joueur NBA a avoir été testé positif au coronavirus, et avait volontairement touché les micros de journalistes en conférence de presse pour plaisanter quelques jours avant cette annonce inattendue – Rudy Gobert reste un athlète respecté dans l’univers NBA.

Toujours un rôle majeur au sein du Jazz

Sur le plan sportif, il a montré qu’il était le socle défensif du Utah Jazz et qu’il reste un joueur majeur de l’effectif dirigé par Quin Snyder, aux côtés de Donovan Mitchell. Statistiquement, au niveau individuel, il fait encore mieux concernant sa moyenne de rebonds attrapés par match qu’à l’occasion des deux dernières saisons. A cheval entre les mois de Décembre 2019 et Janvier 2020, la franchise localisée à Salt Lake City a enchainé 18 victoires en 20 matchs. Les performances du pivot français n’y étaient pas pour rien durant cette période faste qui a permis à son équipe de pratiquement valider son billet pour les playoffs.
Et contrairement à ce qui a été annoncé par plusieurs sources à des médias américains, ses relations avec Donovan Mitchell (lui aussi touché par le COVID), ses autres coéquipiers et l’organisation ne semblent finalement pas avoir été si affectées que ça, comme le démontrent les résultats du Jazz dans la bulle. Affrontant actuellement les Denver Nuggets au premier tour des playoffs, Gobert joue un grand rôle pour aider son équipe à se qualifier pour les demi-finales de conférence.

Néanmoins, les résultats collectifs et performances individuelles lors des matchs effectués dans la bulle de Disney World ne sont pas pris en compte dans les votes concernant les distinctions individuelles qui seront décernées par rapport à la saison régulière.

Avantage à Anthony Davis ?

Comme évoqué un peu plus haut dans l’article, Giánnis Antetokoúnmpo et Anthony Davis sont les deux concurrents de Rudy Gobert cette année pour l’obtention du titre de meilleur défenseur du championnat.

Ces deux superstars n’ont encore jamais mis la main sur cette distinction individuelle, bien qu’elles aient déjà été en course lors des saisons précédentes, respectivement en 2019 et en 2018. Cette année, les votants pourraient donc logiquement vouloir voir le trophée changer de mains. De plus, ils ont tendance à récompenser les joueurs appartenant à des équipes affichant de très bons résultats.

Giánnis Antetokoúnmpo leader incontesté des Milwaukee Bucks (disposant du meilleur bilan comptable de la NBA en termes de victoires), se dirige tout droit vers un second titre consécutif de MVP de la saison régulière. Et ce, même si LeBron James montait en puissance juste avant l’arrêt de la compétition suite à la pandémie liée au coronavirus.

De son côté arrivé aux Los Angeles Lakers durant l’intersaison pour faire équipe avec un « King James » plus passeur que jamais, « AD » réalise une saison pleine au sein de l’équipe ayant terminé à la première place de la conférence Ouest. En outre, lors de ses confrontations face à Antetokoúnmpo et Gobert, il s’est montré dominant. Il part donc probablement avec un léger avantage sur ces deux concurrents, dont il risque de retrouver la route à l’occasion des playoffs…