Si le championnat nord-américain de basket-ball le plus prestigieux au Monde est actuellement à l’arrêt en raison de la pandémie du covid-19 (lire notre article sur comment s’occuper pendant le confinement lorsque l’on est fan de basket), il reste une poule aux oeufs d’or lorsque la saison suit son cours. Suite à la crise sanitaire que nous traversons, le manque à gagner économiquement est terrible, puisque la suspension de la compétition pour une durée indéterminée va entraîner des pertes financières se chiffrant en centaine de millions de dollars pour la ligue et les trente franchises la composant.

Pour en arriver à ces chiffres ahurissants, la NBA a effectué un travail considérable au cours des dernières décennies.

Une discipline spectaculaire

Bon nombre des sportifs qui jouent en NBA possèdent des qualités athlétiques exceptionnelles, ainsi que des compétences techniques incroyables. Les meilleurs athlètes au Monde y évoluent. Les joueurs internationaux se font de plus en plus nombreux et performants. Mis à part l’Antarctique, tous les continents sont représentés en NBA. Le jeu est ainsi devenu global, et les franchises sont sans cesse à la recherche à travers le Monde de la prochaine pépite, qui n’est plus forcément de nationalité américaine. Cette année, le All-Star Game n’a jamais autant compté de joueurs étrangers dans ses rangs. De même, le MVP en titre Giánnis Antetokoúnmpo est de nationalité grecque avec des origines nigériennes. Le double meilleur défenseur de la ligue, Rudy Gobert, est français. Le rookie de l’année l’an passé, Luka Dončić, est slovène et devrait se mêler dans la course au trophée de meilleur joueur de la NBA pendant de longues années.

Diverses sources de revenus

Au fil des années, la NBA a diversifié et augmenté ses sources de revenus. L’internationalisation de la ligue à tout point de vue a bien aidé. Les droits TV pour diffuser des matchs se vendent des millions de dollars à travers le Monde, et des milliards aux USA. Les revenus annexes tels que le merchandising (ventes de maillots de plus en plus divers et variés avec la mise en place des jerseys « Association », « Icon », « Classic », « City Edition », commercialisation de multiples produits dérivés, etc.), la billetterie, les consommations des spectateurs à l’intérieur de l’arena mais aussi la vente de licences permettant à d’autres entreprises d’utiliser le logo de la NBA, de ses trente franchises et parfois l’image des joueurs (ce qui est le cas pour le jeux vidéo NBA 2K par exemple) sont tous en hausse. Ce qui fait que la NBA est en mesure de verser à ses athlètes les meilleurs salaires dans l’univers du sport professionnel.

Un championnat extrêmement médiatisé

Les athlètes ont l’obligation de se montrer disponibles au quotidien lorsqu’ils sont sollicités par un journaliste. Les vestiaires sont ouverts aux médias avant et après les matchs. Une telle ouverture n’existe pas dans les autres championnats de basket à travers la planète, ni même dans les autres sports. De même, lorsqu’une séance d’entraînement a lieu le matin du match, les caméras et micros peuvent s’incruster dans la salle pour les quinze dernières minutes de la séance. A son terme, le coach et deux de ses joueurs doivent également se présenter à un point presse pour répondre aux interrogations des journalistes.

En multipliant les opportunités pour les principaux acteurs et les reporters d’interagir entre eux, et en ouvrant ses portes aux médias internationaux, la NBA a provoqué une médiatisation sans précédent de son championnat dans l’univers du sport professionnel. En proposant des matchs tous les jours huit mois dans l’année, la grande ligue américaine se démarque aussi de la concurrence de cette manière. De même, il ne fait aucun doute que la diffusion quotidienne et gratuite des Top 10 des meilleurs actions de la nuit précédente a largement contribué dans l’acquisition de nombreux nouveaux fans.

Des actions sociales nombreuses

Beaucoup de joueurs NBA proviennent de milieux défavorisés, même si c’est de moins en moins vrai aujourd’hui. Avec l’explosion du nombre de fils d’anciens basketteurs professionnels qui débarquent dans la grande ligue américaine, ce qui est le cas de Stephen et Seth Curry, Austin Rivers, Tim Hardaway Jr. ou encore Kevin Love par exemple pour ne citer qu’eux, de plus en plus de nouveaux arrivants ont vécu une enfance aisée.

Ayant une volonté de redistribuer à la société une partie de ces revenus, mais surtout d’offrir la chance aux plus démunis et aux personnes malades de s’évader momentanément de leur quotidien difficile en rencontrant notamment leurs idoles de la balle orange, la grande ligue américaine mène régulièrement des actions sociales et caritatives à travers les Etats-Unis. C’est l’objectif des actions NBA Cares. Elle n’oublie également pas la jeunesse avec son programme Jr. NBA afin de développer la pratique du basket… et pourquoi pas repérer des futurs talents.