Ancien membre des espoirs de Strasbourg avant de passer les six dernières années aux Etats-Unis (2 ans en Prep School à Bradenton, puis 3 ans à Dayton et enfin 1 an à Towson en NCAA), le jeune intérieur franco-serbe Alex Gavrilovic (2m06, 23 ans) est de retour en France pour disputer sa première saison professionnelle. Signataire d’un contrat de deux ans en Pro B avec Roanne, ce poste 4 moderne va pouvoir montrer sa valeur au public français qui le connait globalement très peu en raison de son parcours universitaire et sportif. Polyvalent, il peut aussi bien évoluer dans la raquette que derrière la ligne à trois-points où il a particulièrement travaillé et progressé au niveau du shoot, atouts qui lui permettent de « rendre la vie des défenseurs plus compliquée » comme il l’explique. Compilant 5.4 points et 4 rebonds en 17 minutes de temps de jeu en moyenne la saison passée pour sa dernière année dans le championnat universitaire américain, Alex compte bien s’imposer en tant que rotation dans la deuxième division française même s’il se veut être humble concernant ses objectifs individuels. « Forcément, le retour en France va me faire un changement », avoue ce vainqueur de l’EuroBasket des moins de 20 ans avec les Bleuets en 2010, ayant l’avantage de disposer des deux cultures. « D’un point de vue style de jeu, si l’on compare avec les USA, je pense qu’en Europe il y a plus de détails par rapport à la lecture de jeu, de placements. Je suis conscient que la première saison pro est une année décisive, elle va déterminer le reste de ma carrière. On verra comment ça se déroule, mais mon objectif est de tout faire pour que ça se passe bien. Avec le coach, Frederic Brouillaud, on a eu l’occasion de se rencontrer lorsque je me suis entraîné là-bas il y a un ou deux mois. Je pense que ça va être une très bonne année. C’est un club qui a joué l’Euroleague il n’y a pas longtemps, c’est vraiment une équipe qui a un passé. Avant que je parte aux Etats-Unis, Roanne était en Pro A. L’objectif est la remontée dans l’élite, et sur le plus long terme pourquoi pas jouer l’Euroleague de nouveau comme le club l’a fait il y a quelques années ».