Dans le milieu du sport professionnel, la nutrition occupe une place importante dans la réussite mais surtout la longévité d’une carrière. C’est l’un des secteurs d’investissement les plus importants des meilleurs joueurs NBA. De nombreux basketteurs professionnels ne prêtent pourtant pas forcément attention à ce facteur pourtant clé. Ils se voient alors contraints de stopper leur carrière au plus haut niveau plus tôt que prévu. Ou bien ne parviennent pas par exemple à passer le cap qu’ils espéraient…

L’importance capitale d’une bonne alimentation

Avoir une bonne hygiène de vie, surtout au niveau de l’alimentation, permet indiscutablement de limiter les risques de blessure d’un athlète. Une bonne alimentation lui permet donc d’augmenter ses chances de réussite en étant en bonne santé dans un secteur très concurrentiel.

Dès leur intégration en centre de formation, les jeunes basketteurs sont plus ou moins bien sensibilisés à ce sujet. Cela dépend en réalité du club dans lequel ils sont licenciés. Dans le meilleur des cas, ces adolescents ou jeunes hommes sont suivis par des nutritionnistes. Ceux-ci veillent à leur apporter de précieux conseils alimentaires.

9 pratiques à suivre au quotidien

Voici neuf bonnes pratiques transmises par un professionnel de la nutrition à des espoirs qui s’entraînent au minimum une fois par jour. Et qui rêvent de signer un contrat de sportif pro dans les années à venir…

1) S’imposer trois repas par jour (petit déjeuner, déjeuner et diner), en plus éventuellement de collations avant un entraînement ou un match.

Ne pas rater un repas est très important pour la performance. Le petit déjeuner ne doit pas être ignoré, ni bâclé. Il s’agit du repas qui compte le plus dans la journée. De même, il parait évident de dire que le déjeuner ne doit surtout pas être sauté pour rester en forme toute la journée. Veillez cependant à ne pas vous injecter un apport calorique trop important pour éviter de vous sentir ballonné par la suite. Organisez la prise de vos repas en en fonction de votre planning.

2) Prendre le petit déjeuner au moins 1h30 avant l’entraînement du matin dans le cas où il y en aurait un de programmé.

Le petit déjeuner est essentiel. Pourtant, trop d’individus le zappent par « manque de temps ». Levez-vous plus tôt de façon à éliminer les excuses temporelles. Éliminez les distractions. Couchez-vous plus tôt la veille si vous avez besoin d’un certain nombre d’heures de sommeil. Cela devrait être le premier réflexe au réveil : préparer et consommer son petit déjeuner. Dans le cas où vous ne seriez vraiment pas un lève tôt, vous devez prendre en considération le fait qu’il y a un temps de digestion. Il faut donc espacer de plus d’une heure la prise de nourriture massive des efforts physiques à intensité élevée.

3) Au petit déjeuner, manger des céréales (muesli ou sans sucre) ou du pain (éviter le pain de mie), accompagné d’un laitage (yaourt nature ou fromage blanc) et d’un fruit.

La composition du premier repas de la journée va vous apporter l’énergie nécessaire pour bien la débuter. Une matinée productive passe par un sommeil suffisant mais surtout une alimentation riche en vitamines et en fibres. Vous avez matière à vous faire plaisir, sans en abuser.

4) Au déjeuner, consommer en plat principal des protéines (oeufs, viande ou poisson) avec des féculents (pâtes, riz, semoule, pomme de terre, blé, etc.) et légumes (haricots verts, salade, tomates, carottes, brocolis, asperges, etc.). En dessert, un fruit est conseillé. Un nouveau laitage sans sucre ajouté est optionnel.

Le déjeuner est le second repas le plus important de la journée. Il doit permettre de vous faire tenir pendant pratiquement le reste de la journée. En conséquence, il doit donc contenir un apport en énergie conséquent. N’hésitez pas à vous servir de grosses parts, tout en veillant à conserver un équilibre en quantité selon le type de consommable. Pensez à manger équilibré et à varier votre alimentation pour ne pas saturer d’un aliment.

5) Une collation avant l’entraînement/match de la fin d’après-midi/du soir est suggérée. Elle consiste à engloutir une barre de céréales ou des produits naturels de type noix/amandes avec un fruit ou jus de fruits.

Un effort physique va vous faire dépenser beaucoup de calories. Or, il est fort possible que vous en ayez déjà consommé avant de rejoindre le chemin de la salle. Pour vous assurez d’avoir suffisamment d’énergie, le fait de s’offrir un petit snack healthy sans sucre ajouté et riche en vitamines est bon pour votre corps. Ils apportent de l’énergie nécessaire à une pratique sportive intense. Cette énergie va être assimilée rapidement par votre organisme, et va pouvoir être consommée quasi immédiatement.

6) Pour le diner, le programme alimentaire reste identique à celui du déjeuner en ce qui concerne le plat principal. Le dessert devient intégralement facultatif.

Le soir, vous pouvez vous permettre de manger plus léger qu’au déjeuner. Si l’heure de fin de l’entraînement est tardive, vous devriez aller vous coucher après le diner afin d’optimiser la récupération. De manière générale, si vous n’avez pas prévu de fournir de grands efforts physiques et mentaux supplémentaires pour conclure la journée, vous pouvez vous permettre de vous nourrir avec des petites portions tout en supprimant l’étape du dessert.

7) Privilégier les épices, herbes et autres consommables naturels sans matière grasse aux sauces industrielles de type ketchup pour donner du goût aux aliments consommés.

Les sauces telles que le ketchup, la mayonnaise, la sauce blanche, samouraï, algérienne, barbecue, etc. contiennent des matières grasses nocives pour l’organisme. Pour accompagner vos repas, les produits 100% naturels et non-transformés comme le persil, le sel, le poivre, le curcuma et les piments sont clairement à favoriser.

8) Boire au minimum 1,5 litre d’eau par jour en dehors des pratiques sportives (entraînements individuels et collectifs, séances de musculation et matchs).

Peu importe votre niveau de jeu, bien s’hydrater est indispensable. Dans le cas contraire, des crampes pourraient rapidement se faire sentir. Il est inutile de préciser que ce genre de douleurs affectent négativement les performances sportives. Consommer a minima une grande bouteille d’eau au quotidien est essentiel pour votre organisme. Avec un entraînement ou match au programme de votre journée, vous pouvez aisément doubler la quantité.

9) La restauration dans les fast food (burgers, pizzas, kebabs, etc.), de même que la consommation de boissons sucrés (sodas, etc.), est proscrite.

Le fait de consommer ce genre d’aliments très riche en gras et lipides devrait se faire à titre occasionnel (maximum une fois par semaine) et non au quotidien. Savoir se faire plaisir de temps en temps est important pour votre santé mentale. Il est vrai qu’un régime alimentaire peut être difficile à tenir. Afin de ne pas devenir fou et craquer, un petit écart hebdomadaire est toléré. Le tout est de ne pas tomber dans une spirale négative. Le sucre rend addict !

Conclusion

En résumé, on constatera que la consommation de sucres et matières grasses est très limitée en toute circonstance. Il semble donc difficile de tenir un tel régime alimentaire sur la durée. Une détermination mentale sans faille est nécessaire pour éviter au maximum les écarts. Les horaires de la prise des repas sont également différents selon les horaires et le volume des entraînements quotidiens. Une carrière de basketteur professionnel est constituée de sacrifices, et l’alimentation en fait partie.