Élément essentiel de tout effectif ambitieux, un tireur d’élite possède un certain nombre de qualités.

Infaillible physiquement et mentalement

Physiquement, il se tient en forme pour être prêt à répondre présent lorsque l’on fait appel à lui. Être affuté tout au long de la saison est très important pour un shooteur. Des kilos en trop vont le ralentir et bouleverser sa mécanique de tirs.

Mentalement, il se tient prêt à inscrire n’importe quel type de panier. Et ce, peu importe le scénario du match. Si son coach le fait rentrer pour inscrire le panier de l’égalisation ou de la victoire, la pression liée à cette grande responsabilité ne doit en aucun cas le bouleverser. Au contraire, elle peut le transcender. C’est notamment ce qui arrive du côté des grands joueurs. Pour en revenir au sujet, un tireur d’élite visualise à l’avance le ballon entrer dans le cercle.

Très fort dans sa tête, il ne se soucie pas du tir précédent. Qu’ils soit marqué ou raté. Cela n’impacte pas sa mentalité et sa confiance. Bien sûr, multiplier les tentatives converties vont certainement booster encore plus sa confiance. Mais le fait d’enchaîner les shoots manqués ne va pas le bloquer psychologiquement. Sa confiance en lui et ses capacités sont infaillibles.

Dans un soir où tout rentre, un shooteur d’élite sera dans un état second. Tout ce qu’il va tenter va lui réussir. Il ne ratera rien, ou presque. Et ce, même s’il n’accorde pas une concentration optimale sur chacune de ses fléchettes. C’est la magie du sport et du basket-ball.

Primordial dans une équipe candidate au titre

Mathématiquement, un shoot inscrit derrière la ligne à trois-points vaut plus qu’un panier inscrit dans la peinture. En conséquence, si le nombre de possessions ainsi que le pourcentage de réussite aux tirs entre deux formations sont similaires, c’est celle qui inscrira le plus de paniers primés qui l’emportera. Deux paniers à trois-points valent trois paniers à deux points. Faites le calcul et vous constaterez qu’avec les nouveaux styles de jeu déployés en NBA et un peu partout dans le Monde, les équipes ont intérêt à être performantes à longue distance.

Toutes les équipes en ont besoin d’au moins un dans leur effectif afin de débloquer des situations. Les Golden State Warriors ont acquis deux titres de champion NBA avec gâchettes Stephen Curry et Klay Thompson en têtes d’affiche.

En quête d’un troisième titre de champion en six ans avec une troisième franchise, le sniper Danny Green dispose de deux bagues de champion NBA acquises respectivement avec les San Antonio Spurs en 2014 et les Toronto Raptors en 2019.

Un tireur d’élite s’assagit et se bonifie avec l’expérience

Avec l’expérience, ils savent ce qu’il faut pour qu’une équipe aille au bout de la compétition. Notamment en ce qui concerne leur rôle. Ils ont conscience de quand prendre le bon shoot, dans quelle condition, dans quelle position, face à quel type de défenseur, etc. Il se connaissent parfaitement eux-mêmes, tout en « sentant » le jeu. La plupart du temps, ils le laissent d’ailleurs venir à eux au lieu de toujours demander le ballon à leurs coéquipiers.

En 2013, à presque 38 ans, Ray Allen a crucifié les Spurs d’un tir à trois-points légendaire, forçant un match 7 alors que le trophée était clairement dans les mains des Texans juste avant que les filets tremblent par l’intermédiaire de son panier ultra clutch. Plusieurs années plus tôt, en 2008, le décuple All-Star avait largement contribué au titre de champion acquis par les Boston Celtics. L’expérience et le sang froid ont parlé.