règles du jeu basketball
© Alan Le Bolloch / bolloch.com

Les règles du jeu essentielles au basket

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Le basket-ball a été inventé par James Naismith en 1891. C’était il y a plus de 100 ans donc. A la base, les règles du jeu étaient limitées. Le shoot à trois-points n’existait pas. Le règlement du basket a évolué au fur et à mesure du temps. Il est spécifique à chaque championnat, bien qu’il soit uniformisé pour les compétitions internationales. Le basket américain possède ses propres spécificités par rapport au reste du Monde. Par exemple, les dimensions du terrain et de la ligne à trois-points sont différentes en NBA. De même que le temps de jeu de chaque quart-temps… Ainsi que le nombre de fautes individuelles autorisées pour chaque joueur !

Voici les 9 règles de jeu essentielles à connaître pour jouer au basket-ball… Mais aussi pour suivre un match de basket en direct sans rien comprendre aux évènements. Après en avoir pris connaissance, les règles du basket n’auront plus aucun secret pour vous.

Règle du jeu #1 : Le basket-ball se dispute à cinq contre cinq

Un match de basket traditionnel se joue à cinq joueurs contre cinq sur le terrain. Un maximum de 5 à 7 remplaçants peuvent être inscrits sur la feuille de marque selon la compétition. Lorsqu’une équipe n’est plus en mesure d’aligner plus de deux joueurs sur le terrain, alors elle perd automatiquement le match. Cette situation improbable dans le monde du basket professionnel se déroule parfois dans le basket amateur. Même si ce fait est très rare…

40 minutes, la durée du temps de jeu réglementaire au basket

Chaque match de basket-ball se divise en quatre quarts-temps de 10 minutes chacun. Une mi-temps de 15 minutes se déroule entre les deuxième et troisième quart-temps. Si les deux équipes ne se sont pas départagées au tableau d’affichage au terme du dernier acte, alors une prolongation est disputée. La durée de celle-ci est de 5 minutes. Contrairement au football, il n’y a pas de tir au but si le score est identique entre les deux adversaires. Le nombre de prolongation n’est règlementairement pas limité. Cinq nouvelles minutes de jeu seront jouées jusqu’à ce qu’une équipe comptabilise plus de points que son opposant au retentissement du buzzer.

Les remplacements de joueurs sont illimités

Contrairement au football, le basket permet un nombre illimité de remplacements de joueurs au cours d’un match. Les rotations sont donc nombreuses. Chaque remplacement doit nécessairement être réalisé lors d’un arrêt de jeu. Cela peut être un temps-mort, à la fin d’un quart-temps, à la mi-temps… Ou bien lorsqu’une faute est sifflée par les arbitres par exemple. Au basket-ball, il est très rare qu’un athlète dispute l’intégralité du match. Tout le monde a besoin de souffler quelques minutes à un moment ou un autre de la partie.

Pour marquer, la balle doit traverser le cercle par le haut

Le basket-ball est un sport d’adresse. Gagner un match sans marquer de point est impossible. Pour scorer, le ballon doit traverser les filets accrochés au cercle. Et ce, uniquement en passant par dessus le cercle. Il n’est règlementairement pas possible de marquer en faisant rentrer le ballon dans le cercle par dessous celui-ci.

Différencier les paniers à 1, 2 et 3 points

La valeur de chaque panier n’est pas la même au basket-ball. Il existe des tirs valant 1 point. Mais aussi d’autres valant 2 points ou encore 3 points. Un shoot classique vaut deux points. Quant à lui, un lancer-franc réussi rapporte un point. Un panier à trois-points est un tir converti derrière l’arc de cercle présent sur chaque côté du terrain. Ces lignes continues se situent à 6,75 mètres du cercle dans le basket FIBA. Et à une distance de 7,23 mètres en NBA. Le tir à trois-points prend de plus en plus d’importance dans le basket moderne. En outre, lorsqu’une faute défensive est commise sur un panier marqué, un lancer-franc bonus est accordé au tireur. On appelle cela un « and-one ».

24 secondes, le temps maximal pour marquer en attaque

Pour réduire l’anti-jeu au maximum, les équipes de basket-ball disposent en tout de 24 secondes pour tenter leur chance dans le camp adverse. Chaque possession est chronométrée. Dans le détail, l’équipe qui possède le ballon possède 8 secondes pour traverser la ligne du milieu du terrain. Si le ballon touche le cercle suite à un tir et qu’un rebond offensif a lieu, alors le compteur est remis à 14 secondes. Il s’agit d’un bonus intéressant pour une deuxième chance offerte de scorer.

Le dribble, une composante essentielle du règlement basket

Contrairement au handball, les joueurs de basket n’ont pas le droit de courir avec le ballon sans réaliser de dribble. Pour le porteur de balle, deux pas maximum sont autorisés sans faire rebondir le ballon au sol. Cette règle n’est cependant pas toujours respectée en NBA. Principalement lorsque les athlètes filent à toute puissance au dunk en contre-attaque… De plus, il est interdit à un basketteur de dribbler à nouveau après s’être arrêté sur ses appuis. Un pied de pivot pourra néanmoins être utilisé dans cette situation. Une passe à un coéquipier, un shoot ou une perte de balle seront nécessaires pour réactiver cette aptitude.

Règle du jeu #8 : les contacts physiques sont interdits

Au basket-ball, les règles du jeu sont simples. S’il y a contact entre deux adversaires, alors il y a faute. Il est strictement interdit de retenir ou de repousser son vis à vis. Sans faire de faute, il est uniquement possible d’être en contact direct avec son adversaire par l’intermédiaire du torse, dans le cas où le dos est bien droit. L’attaquant est particulièrement protégé ballon en mains. Cependant, si celui-ci positionne son genou en avant lorsqu’il monte au cercle ou repousse son défenseur avec le coude par exemple, il s’agit d’une faute offensive. Les passages en force sont sanctionnés. La balle est alors redonnée à l’équipe adverse. L’une des règles d’or au basket-ball est de défendre avec ses appuis et non ses bras.

Quatre fautes maximum autorisées par joueur

Il n’y a pas de système de carton jaune au basket-ball. Le nombre de faute de chaque joueur est limité par match. En NBA, celui-ci est de 5 fautes personnelles avant expulsion définitive à la sixième infraction. Dans le reste du Monde, il faut soustraire une unité à cette norme. Les fautes défensives et offensives ne sont pas distinctes dans le calcul du nombre de faute. Par ailleurs, deux fautes techniques cumulées pour un même joueur ou entraîneur entraînent un retour définitif aux vestiaires. Les fautes d’équipe sont également prises en compte lors d’un match de basket. Quatre fautes collectives sont autorisées par quart-temps avant une sanction automatique. Au delà de ce seuil, deux lancers-francs seront systématiquement donnés à l’adversaire à chaque faute défensive. Et ce, jusqu’à ce que le compteur de faute soit remis à zéro à l’entame de la période suivante.

Quelles sanctions pour un basketteur ne respectant par les règlements ?

La vie d’un basketteur pro dans un club ne ressemble rarement à un long fleuve tranquille. Entre la distance le séparant de sa famille, une dizaine de coéquipiers avec qui partager le ballon ainsi qu’une vie de groupe par forcément souhaitée, en plus d’un staff technique et médical donnant des consignes au quotidien, un sportif peut parfois dévier de ses obligations.

Lors de la signature de son contrat avec une équipe professionnelle, l’athlète s’engage à respecter un certain nombre de règles inscrites dans le règlement intérieur de son nouvel employeur. Mais aussi dans les règlements de la compétition au sein de laquelle il s’apprête à évoluer.

Parmi les règles les plus populaires, on retrouve le respect des autres, coéquipiers et adversaires notamment. Il y a aussi l’obligation d’être ponctuel lors d’un rendez-vous organisé par l’employeur et ses partenaires. Ou encore la nécessité d’être en forme physique pour disputer les matchs.

Les amendes financières pour non-respect des règles

Dans la plupart des championnats et des contrats, le non-respect des règlements prévoit logiquement des sanctions. Il existe différents types de sanction dans l’univers du basket. La plus répandue est une amende financière. Celle-ci peut être est appliquée par le club pour une arrivée tardive à l’entraînement. Ou bien à un point de rendez-vous par exemple, notamment à l’occasion d’un départ en groupe pour effectuer un déplacement à l’extérieur.

En NBA, aux États-Unis, les sanctions financières connues du grand public ont le plus fréquemment lieu lorsque des brouilles mineures entre plusieurs acteurs (joueurs, entraîneurs, arbitres, public) se déroulent. Et que le vocabulaire employé par ces individus n’est pas politiquement correct. Si elle est jugée critiquante, une déclaration d’un membre de la NBA dans les médias peut aussi mener au versement d’un gros chèque aux instances en guise de remontrance. Des excuses publiques sont aussi souvent exigées ou fortement recommandée. Et ce, pour tenter de faire oublier un mauvais comportement nuisant à l’image du sport.

Des retraits sur salaire et la détérioration des conditions des vie

En France, où les sportifs pro embauchés ont une obligation de moyen et non de résultat, les possibilités pour un club de pénaliser un joueur sont plus limitées que dans certains autres pays du Vieux Continent. Notamment au regard de ceux de l’Europe de l’Est. Là-bas, les structures sportives n’hésitent pas à effectuer des retraits sur salaire. Ou encore à dégrader les conditions de vie de leurs joueurs. Cela, en raison de résultats et performances jugés insuffisants par exemple.

« En tant que joueur, vous pouvez recevoir une amende si vous êtes en retard à l’entraînement ou à une réunion, ou si vous manquez un entraînement. La pire sanction que j’ai reçu était quand je jouais en Roumanie. On a perdu deux matchs consécutifs et le président nous a retiré 20% de nos salaires. », confie Jeremi Booth, arrière américain.

« Quand j’ai joué dans l’Est de l’Europe, c’était difficile. C’est différent parce que tu n’es pas autant protégé là-bas. Tu y vas, tu signes un contrat, mais tu ne sais pas quand tu vas recevoir ton argent. Peut-être que tu vas perdre un match et ils vont prendre une partie de ton salaire. Ils peuvent aussi enlever les lumières dans ta maison parce que tu as eu un mauvais match. Ce sont des choses comme ça. », ajoute de son côté Terry Smith, basketteur pro passé par la France.

Vous l’aurez compris, certains dirigeants de club dans des championnats moins bien encadrés par la loi n’ont aucun scrupule lorsqu’il s’agit de malmener leurs salariés basketteurs. En agissant de cette manière, ils font tout pour les faire craquer mentalement. Et ainsi les persuader de partir d’eux-mêmes pour les remplacer à moindre prix.

Des sanctions allant jusqu’à la rupture du contrat de travail

Néanmoins, les dérives parviennent aussi parfois des joueurs. En fonction de la gravité des actes commis (propos irrespectueux, bagarre, séchage d’un évènement obligatoire, etc.), cela peut aller d’un simple rappel à l’ordre accompagné ou non d’une suspension sans salaire, à une mise à pieds menant le plus souvent à un licenciement. Dans la plupart des cas, la seconde option est appliquée si l’athlète venait à ne pas présenter d’excuse pour son comportement nuisible pour le groupe, et à être récidiviste en n’ayant pas assimilé les règles. S’il s’agit d’un élément majeur dans une équipe, il peut effectivement être très difficile de lui trouver un remplaçant de même calibre au niveau sportif en un claquement de doigts, le tout sans bouleverser la hiérarchie mise en place.