Tony Parker - Alexis Rambur
© Alan Le Bolloch / bolloch.com

Tout savoir sur le Tony Parker Camp

Table des matières

Le camp de basket à l’effigie de Tony Parker rencontre un véritable succès. Pendant une semaine, 280 stagiaires de tous niveaux (allant du championnat départemental à celui d’Espoirs Pro A), âgés de 10 à 20 ans et venant de tous horizons (Europe, Etats-Unis, Sénégal et Vietnam) envahiront la ville située en banlieue Lyonnaise. Des coachs de renom tels que Gregor Beugnot (vainqueur de la Semaine des As, de la coupe de France et du championnat de France Pro A avec l’Élan Chalon-sur-Saône lors de la saison écoulée), Lucien Legrand (célèbre coach de l’INSEP), Jean-Aimé Toupane (sélectionneur de l’équipe de France U20) mais encore Jean-Louis Borg (coach de la JDA Dijon et ancien assistant coach de l’équipe de France) sont attendus afin de conseiller et perfectionner le niveau de jeu des jeunes stagiaires.

Tony Parker Camp : les meilleur stage de basket en France

Considéré comme le meilleur camp de basket en France, le Tony Parker Camp a vu le jour en 2008 à Fécamp (en Normandie) où la superstar française a pris sa première licence. C’est aux côtés de ses amis d’enfance que sont Alexis Rambur (capitaine de l’équipe de Saint-Quentin) et de Gaétan Muller (sacré champion d’Europe juniors en 2000 à Zadar) que le célèbre numéro 9 a décidé de lancer ce stage qui lui tient tant à coeur. Très accessible et dévoué auprès des jeunes, Tony aime redonner ce que le basket lui a apporté. A chaque session, c’est avec grand plaisir qu’il retrouve en compagnie de ses frères (Pierre et TJ) et d’autres joueurs professionnels (Edwin Jackson notamment) les basketteurs en herbe.

Chaque année, le TP camp n’a cessé d’évoluer : la capacité du nombre de stagiaires a considérablement augmenté, la qualité des installations sportives et du matériel mis à disposition s’est accrue, etc… Tout le monde le sait : quand Tony s’investit dans quelque chose, il ne les fait pas qu’à moitié et voit les choses en grand. Parker a déjà réussi à faire venir les plus grands entraîneurs du basket français (Vincent Collet, Claude Bergeaud, Pierre Vincent, etc…) ainsi que Gregg Popovich, le mythique head coach des San Antonio Spurs. Cet été à Fécamp, les 5 ans de la création de ce camp ont été célébrés en compagnie du meneur de jeu. Après 15 jours passés en Normandie, le stage va migrer à Villeurbanne et va obtenir par la même occasion le statut de plus grand camp de basket d’Europe !

Résumé du Tony Parker Camp à Villeurbanne

Le Tony Parker Camp 2012 a ouvert ses portes le 22 juillet dernier à Villeurbanne. Pendant une semaine, 280 stagiaires âgés de 10 à 20 ans se sont perfectionnés aux côtés de joueurs pros (Edwin Jackson, Steed Tchicamboud et Dounia Issa notamment) ainsi que de très grands coachs du basket français (Gregor Beugnot, Pierre Bressant et Lucien Legrand, pour ne citer qu’eux). Répartis dans trois catégories d’âge distinctes, l’ensemble des campeurs s’entraînait matin et après-midi, la fin de soirée et le soir étant réservés aux matches. Trois championnats étaient à disputer : le highschool (pour les 10/13 ans), NCAA (pour les 13/17 ans) ou encore le championnat NBA (pour les 17/20 ans).

Dans ce dernier, dit de haut niveau (la majorité des joueurs évoluaient la saison passée en championnat de France jeunes ou Espoirs), huit équipes (Spurs, Suns, Bulls, Mavs, Bobcats, Celtics, Lakers et Knicks). Elles se sont disputées « le titre NBA » à base de matches dont la durée était de 32 minutes (4 quarts-temps de 8 minutes non décomptées) et sous le modèle américain : aux playoffs a précédé la saison régulière. Coachée par Pierre Parker, la franchise de New York a terminé avec un bilan presque parfait de 6 victoires pour une seule petite défaite. Mais comme dans la vraie grande ligue, les compteurs sont remis à zéro au moment de débuter les phases finales. De plus, dans un championnat où le niveau des équipes est assez homogène et avec un système où les paniers des filles comptent double, tout peut arriver. En définitif, se sont les Bulls de TJ Parker qui se sont imposés en finale d’une petite dizaine de points face à l’équipe de son frère Pierre.

Le programme complet d’une journée-type au Tony Parker Camp pour la catégorie 17/20 ans :

09h00 : départ pour l’entrainement
09h30 : warm-up
10h00 : travail individuel par groupe de niveau ou travail par poste de jeu
11h00 : concours de shoots ou étirements/relaxation ou travail par équipe
12h00 : déjeuner
14h00 : départ pour reprise de l’entrainement
14h30 : travail collectif par groupe de niveau ou par équipe
16h00 : goûter
17h00 : début des matches (une rencontre à jouer)
19h00 : dîner
20h30 : reprise des matches (également un match à jouer)
22h30 : fin des matches
23h00 : coucher

Résumé des évènements clés du Tony Parker Camp 2012 :

Day 1 : la draft

Comme depuis quatre ans au camp de basket de Tony Parker, a lieu une « draft ». A l’instar de la grande ligue américaine, chaque « franchise » sélectionne parmi l’ensemble des stagiaires un à un les joueurs qui formeront son effectif. Au total donc, il y a dix tours de draft et les coachs s’appuient sur ce qu’ils ont vu au préalable dans des matches 5 vs 5 sur demi-terrain pour faire leurs choix. Pour déterminer l’ordre de sélection, un tirage au sort a lieu auparavant. Lors de cette première édition à Villeurbanne, c’est Gregor Beugnot qui a hérité du pick #1 et en a profité pour choisir Alexandre Ndoye qui évolue dans le championnat Espoirs Pro A avec le STB Le Havre. Lorsqu’un joueur est choisi par une franchise, sa photo et son numéro de maillot s’affichent sur un écran, puis il monte sur l’estrade où se trouve Gaétan Muller, alias David Stern pendant un peu plus d’une heure, et échange une poignée de main avec lui juste avant d’aller saluer son/ses coach(s) d’une semaine.

Day 3 : le passage de Tony Parker sur le camp

Arrivé en banlieue lyonnaise vers 8h du matin après une rencontre amicale perdue de deux points face à l’équipe d’Australie à Strasbourg, Tony Parker est comme toujours venu passé des moments privilégiés avec les jeunes de son camp de basket. Aux alentours de 9h, une séance photos et dédicaces a été organisée pour permettre à ses fans de le côtoyer et d’immortaliser ce moment. L’occasion pour le meneur de jeu des San Antonio Spurs de serrer des mains, de reconnaître d’ anciens stagiaires et de discuter avec eux pour prendre des nouvelles durant quelques minutes. Ensuite, la star de l’équipe de France est allée fouler les terrains extérieurs du World Basket-Ball Festival, qui ont été installés sur le campus abritant le stage à son effigie.

Ce fût alors l’heure du warm-up pour les 280 stagiaires présents sur les lieux. Après cet échauffement, TP a fait une petite démonstration de sa spéciale c’est-à-dire du tear-drop, en compagnie de ses frères et d’Edwin Jackson. L’intégralité des stagiaires se sont ensuite défiés par catégorie à cet exercice et en sont ressortis trois gagnants qui sont repartis chacun avec une paire de chaussure et le maillot des Spurs dédicacés par Tony himself. Ce dernier a enchainé juste après à 11h avec une conférence de presse pour parler principalement des Jeux Olympiques et de son camp de basket.

L’après-midi sera consacrée à une série de matches 5 contre 5 (dont la durée ne dépassait pas 4 minutes) avec ses frères et les joueurs professionnels présents sur les lieux qui se sont opposés  à l’intégralité des stagiaires. Vers 16h30, le célèbre numéro 9 disait au revoir à l’ensemble des jeunes campeurs et rejoignait ses coéquipiers de la sélection nationale à Paris avant le grand départ pour Londres le lendemain.

Day 5 : interventions de Lucien Legrand et de Gregor Beugnot au Tony Parker Camp 2012

Pendant un peu plus d’une heure dans la matinée, Lucien Legrand a délivré aux jeunes de nombreux et précieux conseils, exercices et erreurs à éviter sur la gestuelle du tir. Le responsable du pôle basket de l’INSEP a indiqué que l’on peut prendre en exemple le shoot de Steve Nash et répéter sans cesse et sans relâche durant des années et des années la même gestuelle de tir si l’on souhaite atteindre la perfection. Il a aussi déclaré que le fait de regarder la balle lors d’un shoot est totalement à proscrire. En effet, il faut toujours avoir en vue la cible. L’on a pu apprendre que tout se joue sur des petits détails. Pour que le shoot ait une bonne trajectoire, il faut agir tout en finesse et ne pas relâcher son bras sitôt après le tir…

En début d’après-midi, Gregor Beugnot a effectué, en compagnie des joueurs de sa franchise (les Mavs), une petite clinic très intéressante sur le pick-n-roll. Le coach triple champion avec Chalon lors de la saison écoulée a montré en détails toutes les possibilités qui s’offrent au porteur de balle et au poseur d’écran juste après le pick.

Day 7 : finales des playoffs, les All-Star games et remise des récompenses

L’après-midi du 28 juillet dernier aura été consacrée aux finales de championnat, aux différents All-Star Game ainsi qu’à la remise des récompenses dans les différentes catégories. Au final, les Knicks ont remporté la finale highschool, les Mavs la finale NCAA et, comme annoncé plus haut, les Bulls la finale NBA. Après ces trois matches, se sont enchaînés trois All-Star Games qui ont opposé les meilleurs stagiaires de chaque tranche d’âge aux coachs, pour la plupart joueurs évoluant ou ayant évolué chez les pros. Les plus jeunes ont reçu deux roustes consécutives (75-25 pour les 10/13 ans puis 69-34 pour les 13/17 ans) avant que leurs aînés relevèrent la tête (79-63) malgré un très mauvais départ. En effet, il aura fallu attendre la sixième minute de jeu pour voir un panier marqué du côté des All-Stars des 17/20 ans alors que l’équipe des coachs disposait déjà d’une quinzaine de points au tableau d’affichage.

A l’issue de cette ultime rencontre, les deux organisateurs du Tony Parker Camp (Alexis Rambur et Gaétan Muller) ont décerné les récompenses collectives et individuelles. Chez les plus âgés, c’est Enzo Chaume (membre de l’équipe espoirs du Limoges CSP) qui a été dignement récompensé du titre de MVP du camp. Auteur d’un show incroyable (shoots longues distances, crossovers, interceptions) face aux joueurs professionnels durant le All-Star Game, le meneur de jeu a également survolé certains matches ayant eu lieu le soir en enquillant les trois points comme des perles et en enchaînant des « and one » de grande classe. Sélectionné par Edwin Jackson au 3ème tour de la draft (c’est-à-dire entre la 24ème et la 32ème position), l’intéressé partira 4 jours aux Etats-Unis et plus précisément à San Antonio chez Tony Parker afin de mieux le connaitre et d’assister à deux matches des Spurs en saison régulière.

Alexis Rambur raconte l’Histoire des Tony Parker Camps

Co-organisateur des Tony Parker Camps avec Gaétan Muller, Alexis Rambur nous en dit un peu plus sur ce stage de basket unique en France.

Comment est venue l’idée de créer les Tony Parker Camps ?

Tout simplement un soir, dans une chambre d’hôtel. Avec Gaétan Muller, on a eu cette idée. Parce que nous, depuis tout petit, on faisait aussi des camps de basket. Donc quand on a vu que Tony commençait vraiment à avoir une très grosse ampleur dans le basket mondial, on lui a proposé tout simplement. Comme trois potes autour d’un verre de jus d’orange. On en a parlé. Et puis voilà, il nous a dit banco. Il nous a laissé faire.

Pourquoi avoir décidé de les implanter à Fécamp et désormais également à Villeurbanne ?

C’est né à Fécamp tout d’abord parce que c’est là où Tony a pris sa première licence de basket. Et puis parce que moi, sur place, j’avais des connaissances. Notamment Christophe Dilmi, qui était directeur du service des sports. Et ensuite Villeurbanne, dans la logique de l’investissement de Tony dans ce club. On s’est installé sur le site de la Doua pour essayer de proposer un site différent. Parce que l’on était tout le temps en Haute-Normandie. Et forcément, on ne pouvait pas toucher tous les stagiaires. Notamment ceux qui étaient dans le sud de la France. Ils nous reprochaient d’être trop loin. Et ce n’est pas faux. Donc maintenant, ça nous fait deux pôles. Je pense que pour une première année, c’est un succès.

Quelles sont les grandes différences entre les « deux » camps ?

C’est vrai, les camps sont très différents. Notamment par rapport aux infrastructures. Là, étant donné que l’on a de très grosses infrastructures, on était parti sur un camp de 280 personnes. Mais on s’est rendu compte que les sites étaient assez éloignés. Et qu’il y avait beaucoup de temps de marche. On a déjà trouvé des solutions pour l’année prochaine. Après, ça reste une ville différente de Fécamp. Fécamp, c’est plus petit, plus familial. Ici, c’est beaucoup plus grand. C’est la grande ville. Mais après sensiblement, on reste dans le même modèle. La draft, le championnat. Beaucoup de matches, la compétition. On garde les mêmes trucs.

Est-ce difficile de convaincre des coachs de renom ainsi que des basketteurs pros ayant joué en équipe de France afin qu’ils viennent à chaque édition du camp ?

Franchement, je pense que si tu leur demandes, tu te rendras compte que non. A chaque fois, on leur en parle et puis ils viennent de bon cœur. Les joueurs pros aussi, ils prennent du bon temps. Je vois Jean-Louis Borg et tout ça, ils nous font confiance. Donc ça fait plaisir. C’est justement une marque de confiance qu’ils nous répondent à chaque fois présent. Nous, ça nous fait plaisir. C’est une grosse plus valu pour notre camp. Mais je sais que eux aussi par rapport à notre organisation, ils prennent beaucoup de plaisir. Ils n’ont que à se concentrer sur le basket. Ils n’ont pas à gérer les jeunes parce que l’on a les bafas. Il y a des arbitres, donc c’est bien structuré. Et du coup, ils viennent à chaque fois avec le sourire.

Comment est réparti le nombre de stagiaire et quel est le niveau de jeu dans chaque catégorie ?

On répartit tout simplement par catégories d’âges : 10/13 ans, 13/17 ans et 17/20 ans. Parce que l’on pense vraiment que ce sont des âges charnières à chaque fois. Où il y a de vraies différences physiques. Ensuite, on fait des passerelles par rapport aux niveaux tout simplement. Un petit de 10/13 ans qui est très très fort dans sa catégorie, on préfère le faire monter de catégorie. Qu’il joue dans les 13/17. Et ainsi de suite. Le but, c’est que chaque stagiaire s’épanouisse pendant le camp. Qu’il progresse individuellement. Et qu’il prenne du plaisir sur le terrain.

Est-ce qu’une semaine élite des Tony Parker Camps devrait voir le jour à Villeurbanne et être rééditée à Fécamp dès l’été prochain ?

Quoi qu’il arrive l’année prochaine, il y aura une semaine élite. C’est déjà signé avec Tony. Cette année, il n’a pas pu la faire à cause de ses nombreuses sollicitations, dues aux Jeux Olympiques et sa blessure à l’œil. Mais bon, l’année prochaine, c’est sûr et certain. On veut la refaire. Ce sont de très bons moments. C’est différent, c’est sympa aussi. Maintenant, on va voir si on la fait à Fécamp ou à Villeurbanne. Nous sommes en discussions. On a posé une première pierre à Villeurbanne. On a convaincu beaucoup de monde. Les gens se sont rendus compte que c’était vraiment un beau projet. Donc pourquoi pas l’année prochaine. On va voir.

Pourquoi cela tient tant à cœur à Tony d’être présent au moins un jour et de jouer avec les jeunes à chaque semaine de son camp, même à trois jours de la cérémonie d’ouverture des JO ?

Tout simplement parce qu’il kiffe. Parce qu’il aime. Il adore être présent, coacher, être avec les gamins, passer du temps avec eux. C’est un vrai kiffe. Après San Antonio, les camps de basket ce sont les endroits où il passe le plus de temps parce qu’il a une vie de fou. Il est tout le temps à gauche, à droite. Il est énormément sollicité. Donc quand il pose ses valises pendant une semaine, 10 jours ou 12 jours, que cela soit à Fécamp ou peut-être à Villeurbanne l’année prochaine, c’est là où il s’investit le plus.