Vincent Pourchot - homme plus grand France
© Alan Le Bolloch / bolloch.com

Focus sur Vincent Pourchot, l’homme le plus grand de France

Table des matières

Vincent Pourchot est un sportif et influenceur français né le 27 juillet 1992 à Metz. Il figure parmi les cinq plus grands basketteurs français de l’Histoire par la taille. En 2023, il fait également figure d’homme le plus grand de France. Vous trouverez ci-dessous les articles publiés sur Basket-BallWorld à son sujet.

Vincent Pourchot relate son passage dans le monde semi-pro

Article publié le 2 août 2017.

Du haut de ses 2 mètres et 22 centimètres, le pivot Vincent Pourchot est l’un des hommes les plus grands de France. Dans le milieu du sport professionnel, aucun autre athlète en activité ne l’égale. Médiatisé depuis son adolescence du fait de son gabarit hors du commun, l’intéressé a été placé en couveuse au Centre Fédéral de Basket-Ball pendant quatre ans, avant d’intégrer le centre de formation du Sluc Nancy et de réaliser un triple-double d’anthologie (26 points, 26 rebonds et 15 contres !) dans le championnat de France Espoirs Pro A. Parallèlement, le natif de Metz remporte deux médailles d’argent avec les Bleuets, en 2009 et 2012 aux championnats d’Europe U18 (disputé à domicile pour lui !) puis U20. Il lança ensuite sa carrière professionnelle en Pro B à Lille puis Charleville-Mézières. Cela, avant de se retrouver agent libre et sans club durant l’intersaison 2016. Toujours sans contrat à la fin novembre alors que les différents championnats ont tous repris depuis deux mois, Vincent Pourchot mis son égo de côté et s’engagea en Nationale 2, la quatrième division française.

« Il fallait vraiment que je reste sur le terrain et que je m’entraîne. Après avoir été au chômage pendant 5 mois, j’étais prêt à accepter n’importe quoi. C’était vraiment une phase compliquée. Ça n’a pas été un choix facile de redescendre mais il fallait jouer. J’ai 25 ans. Il ne faut pas rester sur le carreau, sinon c’est la fin. Je ne m’attendais pas non plus à finir en N2, je me disais toujours que si j’y allais, ça serait en fin de carrière. Malgré tout, ça a été une bonne expérience, tout n’est pas à jeter. Heureusement que Besançon m’a tendu la main, sinon je ne sais pas ce que je serai devenu. Je n’ai pas du tout de regret à être allé là-bas ».

Malgré son statut de joueur professionnel, il y découvrit un univers à des années lumières de ce qu’il a pu connaître en Pro B.

« C’est un changement complet, ça n’a rien à voir. La saison passée, par exemple, il n’y avait pas de préparateur physique. C’était vraiment chacun pour soi. Si on voulait quelque chose, il fallait se débrouiller tout seul pour tout : que cela soit pour trouver un logement, la musculation, les déplacements, etc. Même si c’était plutôt un cadre professionnel par rapport à des équipes où c’était vraiment plus compliqué, c’était moins pro qu’en Nationale 1. Il y a des équipes où il y a vraiment du niveau, mais pour d’autres c’est sûr que c’est plus difficile, quand par exemple le plus grand de l’équipe mesure 1m75 ».

De retour au niveau professionnel suite à un contrat de deux ans paraphé avec Lorient, Vincent semble ravi de l’opportunité qui vient de se présenter à lui. Il ne fait d’ailleurs pas vraiment de grande différence entre la Pro B et les équipes ambitieuses de Nationale 1.

« La Nationale 1 est l’un meilleurs championnats de troisième division en Europe. La dernière fois que j’y ai joué avec l’Insep, c’était il y a sept ans. C’est donc difficile de donner mon avis, mais je pense que le niveau a clairement augmenté. Au moment de ma signature à Charleville-Mézières, à la base, le club devait être engagé en N1 avant d’obtenir une wild-card durant l’été pour monter en Pro B. Avec une équipe constituée pour la Nationale 1, on a réussi à se maintenir en Pro B. Je pense que le Top 6 de NM1 doit être en mesure de rivaliser pour jouer dans la division supérieure ».

Match de tous les records pour l’homme le plus grand de France

Article publié le 3 mars 2018.

Plus grand basketteur français en activité par la taille, le pivot Vincent Pourchot a retrouvé le monde professionnel cette saison en s’engageant avec Lorient. Et ce, après une expérience dans l’univers semi-pro à Besançon en Nationale 2.

Au terme d’une première moitié d’exercice 2017/2018 en demi-teinte à titre individuel, l’ancien pensionnaire du Centre Fédéral et du centre de formation du Sluc Nancy monte en puissance depuis plusieurs semaines. Après avoir compilé 8 points, 10 rebonds et 2 contres en seulement 14 minutes passées sur le parquet lors de l’importante victoire des siens à domicile face à Rueil, et alors qu’il tourne en moyenne par match cette saison à 5 points marqués et 3.3 rebonds gobés en 11 minutes de temps de jeu, Pourchot a enchaîné hier soir avec une performance personnelle de haut vol (12 points, 13 rebonds, 2 passes décisives et 6 contres pour une évaluation globale de 29 en 30 minutes et 5 secondes) sur le terrain de Saint-Vallier. Avec de telles statistiques, le numéro 57 lorientais a tout simplement battu, lors d’un même match, trois records individuels dans le monde du basket professionnel (Pro A, Pro B et NM1 confondus) : aux rebonds, aux contres ainsi qu’à l’évaluation ! On remarquera également que cette saison, son utilisation sur le terrain est particulièrement limitée en termes de minutes jouées en raison de son grand gabarit fragile et donc sensible aux blessures : avant ce match, le temps de jeu maximal du principal intéressé sur une rencontre avait été établi à 19 minutes.

Néanmoins, le double vice-champion d’Europe U18 et U20 n’a pas pu empêcher la courte défaite (77-73) de son équipe face à un poids lourd de la troisième division française. Pour rappel, la formation localisée dans la Drôme dispose de l’un des effectifs les plus ambitieux de la Nationale 1. L’équipe coachée par Jean-Sébastien Chardon est essentiellement composée d’éléments ayant connu la Pro B et occupe actuellement la position de dauphin du championnat malgré le fait d’avoir longtemps conservé son invincibilité. Si l’intérieur américain Michael Craion et ses coéquipiers se sont précédemment inclinés à deux reprises lors de leur trois dernières sorties, ils sont néanmoins toujours invaincus en championnat devant leur public. Seul Denain, récent vainqueur de la Leaders Cup Pro B, est parvenu à s’imposer cette saison en terre drômoise dans le cadre des huitièmes de finale de la coupe de France… Trois écuries appartenant aux niveaux supérieurs à la NM1, à savoir Aix-Maurienne (Pro B), Fos-sur-Mer (Pro B) et Cholet (Pro A) sont tous reparties perdants du complexe sportif « les deux rives » lors des tours précédents.

62 d’évaluation pour Vincent Pourchot !

Article publié le 19 décembre 2011.

Le basketteur le plus grand de France a été exceptionnel samedi dernier, en fin de soirée.

Alors qu’il jouait avec son équipe du Sluc Nancy dans le championnat espoirs, Vincent Pourchot a réalisé un incroyable 62 d’évaluation à lui tout seul !! Score final : 110 – 72 en faveur des siens contre l’équipe hôte de Pau-Lacq-Orthez.

La ligne de stats de Pourchot est plus qu’impressionnante : le joueur né en 1992 a écrasé 26 points (11/14 à deux points et 4/6 aux lancers-francs) sur la tête de ses adversaires, capté 26 rebonds (dont 4 offensifs) et rejeté 15 tirs en seulement 33 minutes de jeu !!! Il a donc effectué un triple-double et a frôlé le double triple-double (à 5 contres près) qui n’a été accompli qu’une unique fois en NBA : le 2 février 1968, le légendaire Wilt Chamberlain avait compilé 22 points, 25 rebonds et 21 passes décisives contre les Pistons de Detroit lorsqu’il évoluait avec les Philadelphia 76ers.

Ce qui est également remarquable, c’est que la performance du pivot nancéien n’a pas empêché ses coéquipiers de briller, eux aussi. Kévin Thalien termine la rencontre avec un joli 38 d’éval’ tandis que Dzenan Kurtic conclut le match avec 20 d’évaluation.

Pour l’anecdote, lorsque l’on compare les évaluations cumulées des joueurs des deux formations, on observe un différence de 100 (159 à 59) et Vincent Pourchot est plus performant à lui tout seul que l’ensemble de l’effectif Palois (62 contre 59). Décidément, ce match restera gravé à jamais dans l’histoire du championnat espoirs de Pro A et du basket Français.

 

« J’ai du mal à réaliser, mais c’est le fruit de mon travail. »

 

L’homme du match s’est confié à nous à l’issue de cette rencontre bien particulière.

« Oui je suis satisfait, mais cette performance est due aussi au collectif de l’équipe. Pour la défense, mon coach m’a demandé d’accentuer mes efforts pour arriver à ce résultat sachant que Pierre Verdière (ndlr : entraineur au centre de formation du Sluc Nancy) attend beaucoup de moi sur ce point là. (…) J’ai du mal à réaliser, mais c’est le fruit de mon travail. Je ne vais pas rester sur mes acquis car cela va être dur de renouveler cette performance. Mais je suis conscient qu’il y a beaucoup de travail encore à fournir de ma part. (…) Un sentiment de satisfaction règne car ça a prouvé à mes coéquipiers qu’ils pouvaient me faire confiance. La majorité de l’équipe a passé son temps à me chambrer, à répéter que je suis une star alors que je suis loin de l’être. Il y a également eu des encouragements de mon entraineur et des réflexions assez ironiques. »

Mais Vincent garde les pieds sur terre quand on lui demande s’il était « sur un nuage » durant le match.

« Non, pas vraiment, car mes parents m’ont donné une éducation de toujours avoir la tête sur les épaules malgré de bons résultats individuels. »

On a aussi évoqué avec lui le fait qu’il pourrai jouer avec l’équipe professionnelle en matches officiels très prochainement au vu de ses bonnes performances.

« Pour jouer en pro, j’ai encore beaucoup de travail à fournir. Mon tour viendra un jour ou l’autre. »

 

« Sa taille lui permet de prendre des rebonds et contrer des joueurs avec une certaine facilité ». Un adversaire.

 

Pour sa première apparition sur les parquets du championnat espoirs, Théo Lefebvre (16 ans) était confronté au géant, la semaine dernière, avec son équipe de l’Élan Chalon/Saône. Il revient pour nous sur ce match et son opposition face au pivot Français.

« Il est vraiment très long. Sa taille lui permet de prendre des rebonds et contrer des joueurs avec une certaine facilité. Moi, je mesure 1m74. Donc à côté de lui, c’est vraiment important la différence de taille. Les gars de mon équipe ont fait le rapprochement car c’était sans doute le plus petit joueur contre le plus grand joueur du championnat qu’on peut trouver ».

Véritable phénomène, Vincent Pourchot (17.7 points, 19.7 rebonds, 3.3 passes décisives et 7.7 contres de moyenne en trois matchs au mois de décembre) va poursuivre sa progression fulgurante avec les espoirs (actuellement 4ème au classement général), et se verra peut- être offrir quelques minutes en Pro A dans le courant de la saison …

A propos de l'auteur de cet article
Alan Le Bolloch

Alan Le Bolloch

Alan est le fondateur et photographe de Basket-BallWorld ! Depuis plus de 10 ans, il partage sur ce blog sa passion pour la balle orange. Il voyage régulièrement aux États-Unis pour couvrir de nombreux matchs NBA. Alan est aussi l'auteur de l'ouvrage "Créer un site internet à succès : vivre de sa passion et réaliser ses rêves".

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