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ITW Jared Newson : « Les fans et amis sont ce pourquoi je reste en France »

Publié par le 21 décembre 2016               
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L’ailier américain Jared Newson (1m95) nous a parlé de sa carrière professionnelle aux Etats-Unis et à l’étranger, son parcours et ses projets. Nous l’avons rencontré à Lorient, la ville où il vit et joue cette saison. N’hésitez pas, vous pouvez le suivre sur Instagram : @newaynation

Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Jared Newson. J’ai 32 ans et je viens de Belleville, dans l’Illinois (USA). Je dispute actuellement ma 11ème année professionnelle.

Quel a été ton parcours au lycée puis à l’université ?
J’ai joué au lycée à Belleville Est, où j’ai seulement eu une bourse après l’école pour aller dans un Junior College. J’ai passé une année au Community college de Forest Park, puis j’ai été à l’Université de Tennessee Martin où j’ai passé trois ans. Là-bas, durant mon année senior (athlète de dernière année), j’ai tourné à 19 points et 7 rebonds de moyenne. En 2014, j’ai été introduit au Hall of Fame du basket-ball de cette fac.

Ensuite, tu as joué dans différents pays durant ta carrière professionnelle. Comment est la vie à l’étranger ?
J’ai joué dans sept pays différents : l’Australie, l’Allemagne, la Pologne, la Finlande, la France, au Porto Rico et aux Etats-Unis. La vie à l’étranger peut être rude selon votre situation. Quelques équipes pour lesquelles j’ai joué étaient des équipes de top niveau dans ces pays donc le style de vie était professionnel. Pour en citer certaines, il s’agit des équipes telles que Brose Baskets Bamberg en Allemagne, Kataja Baskets en Finlande, Cairns Taipans en Australie ou encore Bayer Giants Leverkusen en Allemagne, quand elles étaient en première division. Ma carrière en France a également été géniale. Les fans à Toulon, Saint Vallier et Orchies m’ont soutenu moi et la passion que j’ai apporté sur le terrain, malgré des choses qui ont pu se produire en dehors du basket-ball avec une équipe.

Quel est le meilleur pays dans lequel vous avez joué ?
Le meilleur lieu dans lequel j’ai joué était l’Australie. C’était magnifique où j’étais et la météo était toujours bonne. Le basket en Australie est très compétitif également.

A ce jour, tu as déjà passé cinq saisons en France. Qu’est-ce que tu aimes là-bas ?
Les fans et les amis que j’ai obtenu au cours des années est la raison pour laquelle je continue de rester en France. Je suis connu pour jouer dur, ne jamais abandonner, et être un joueur qui va faire ce qu’il faut pour essayer et gagner.

En outre, tu es aussi connu pour être un très bon dunkeur. En 2012 à Paris, tu as perdu en finale du concours de dunks du All-Star Game français. 15 000 personnes étaient dans la salle. Quels genres de souvenirs conserves-tu de cet événement ?
Le concours de dunks et le All-Star Game étaient une expérience incroyable. Je n’ai aucun regret sur quoi que ce soit. J’ai eu une occasion de gagner le concours de dunks en réalisant un dunk normal pour obtenir les points nécessaires, mais au lieu de ça, j’ai choisi de tenter un dunk que je n’avais jamais fait avant, afin de donner un spectacle aux fans. J’ai tenté ma chance, je ne l’ai pas réussi mais j’ai essayé et c’est ce à quoi je me souciais. J’ai quand même remporté 1500€ donc ce n’est pas comme j’avais vraiment perdu. Si j’avais une opportunité de le refaire, je voudrais essayer ce même dunk. Je ne suis pas effrayé à l’idée d’essayer de nouvelles choses.

As-tu appris quelques mots en français à travers des cours ?
J’ai pris des leçons de français à Toulon quand je jouais là-bas. Mais j’ai découvert qu’apprendre le français est plus facile quand tu apprends des autres gens plutôt qu’en classe. Donc au fil des ans, j’ai appris de plus en plus en étant seulement autour des gens et en parlant.

Tu as joué en Pro B et maintenant en Nationale 1 cette saison. Quelles sont les principales différences entre ces deux championnats ?
La principale différence entre ces division est la qualité des joueurs. En Pro B, il y a une équipe avec plus de joueurs expérimentés et en NM1, il y a de bons joueurs pour cette ligue mais qui ne sont pas si expérimentés en ayant joué à un haut niveau. Cette année, j’ai été plusieurs fois objet de prises à deux alors qu’en Pro B, même si j’avais scoré 20 points en première mi-temps, cela n’aurait pas du tout été le cas.

De tout le championnat de Nationale 1, tu es le joueur qui a le plus gros temps de jeu avec environ 38 minutes en moyenne par match. Est-ce difficile pour ton corps de jouer autant chaque semaine ?
Durant toute ma carrière, j’ai tourné à 35-36 minutes par match. Je suis une personne avec une haute énergie. Etre en train de se reposer sur le banc n’est pas le lieu où j’aime être. Je me reposerai quand je prendrai ma retraite donc actuellement, si je suis en capacité physique de jouer, combattre sur le terrain est là où je veux être.

Actuellement, c’est la trêve de Noël. Comment se déroule ta saison à Lorient ? Es-tu satisfait concernant la première partie de saison ? Et quelles sont tes attentes pour la seconde partie de la saison ?
Je ne suis pas satisfait du tout de notre première partie de saison. Nous avons perdu quatre matchs par nous-mêmes, en étant stupides. Il n’y a rien à faire face à une équipe qui est meilleure que nous, mais nous avons fait une erreur stupide à la fin du match. Cela vient avec l’expérience et espérons que la seconde moitié de la saison, nous aurons appris de cela et que l’on va continuer à grandir en tant qu’équipe. Nous avons beaucoup de talents dans cette équipe. Après avoir affronté toutes les équipes et joueurs du championnat, honnêtement, je peux dire que nous sommes une équipe du Top 4 malgré notre inexpérience collectivement. En tant que leader, je vais seulement me blâmer moi-même pour nous, par rapport au fait de ne pas avoir autant de succès à ce moment. J’ai besoin de faire plus afin d’aider mon équipe à terminer les matchs et à gagner.

Il y a plusieurs semaines, tu as affronté quelques unes de tes anciennes équipes telles que Orchies et Saint-Vallier. Est-ce spécial de revenir dans ces villes ?
Ma première année à Orchies, nous avons été en playoffs et l’année suivante, nous n’avais seulement pas trouvé assez d’alchimie d’équipe pour gagner. Hormis le basket-ball sur le terrain, les fans à Orchies étaient incroyables. Ils m’ont supporté et ils continuent à le faire même si je suis dans une autre équipe. Quand je suis revenu là-bas cette année, j’ai été surpris en raison des ovations que j’ai eu et de l’amour de tout le monde. C’était vraiment une leçon d’humilité. A Saint-Vallier, c’était à peu près la même chose. Il n’y a pas autant de fans qu’Orchies mais les fans qui se souviennent de moi ont fait en sorte de me faire savoir qu’ils m’ont apprécié quand je jouais pour leur équipe.

Penses-tu que tu vas rester en France pendant encore plusieurs saisons avant le terme de ta carrière ?
Je ne sais pas combien d’années je veux encore jouer. Je vais ouvrir mon académie de basket l’été prochain, et enseigner aux enfants est aussi une grande passion que j’ai. J’adore ce jeu mais parfois, il y a des choses qui vous obligent à prendre des décisions en termes de business.

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Quels sont tes loisirs durant ton temps libre et les jours de repos ?
Mes loisirs en dehors du basket-ball est de travailler pour mon business. Je suis le fondateur et le chef d’une entreprise (Neway Elite Basketball Academy) donc il y a toujours des emails à envoyer et un travail à faire.

Donc tu organises aussi un camp de basket-ball camp aux USA. Que peux-tu nous dire à propos de ça ?
L’année dernière, c’était mon premier camp de basket et il a eu lieu dans ma ville natale. J’étais très fier d’être en mesure de faire ça pour les enfants et ma communauté. En 2017, je vais avoir trois camps différents ainsi qu’un gros tournoi. Quand j’étais au lycée et en grandissant, je n’avais pas les entraînements nécessaires ainsi que des gars professionnels qui venaient me parler. Je devais me débrouiller par moi-même et maintenant que je suis dans cette position de joueur pro, je veux redonner et aider ces enfants de la bonne façon parce que j’ai traversé tout ça.

Tu as aussi eu une carrière aux Etats-Unis, même si elle a été plus courte que celle à l’étranger. Comment ont été tes 8 matchs de pré-saison NBA en 2007 avec les Dallas Mavericks ? Est-ce que ces matchs t’ont permis de réaliser un rêve ?
Jouer avec Dallas a été une superbe expérience. Je ne dirai pas que c’était nécessairement un rêve devenu réalité parce que seulement arriver là n’était pas assez bon pour moi. Etre dans l’effectif final en Janvier aurait été un rêve devenu réalité. Mais être autour de ces gars pendant deux ou trois mois et voir comment ils travaillent chaque jour et apportent cette mentalité professionnelle sur et en dehors du terrain, m’a beaucoup appris. Voir Dirk (Nowitzki) et Jason Terry rester des heures après l’entraînement pour continuer à shooter, ou voir comment Eddie Jones a dirigé sa marque professionnelle en dehors du terrain. Ce sont les situations que j’estime importantes lors de mon temps passé là-bas.

En plus, tu as joué en D-League pendant une année, en 2009/2010. Que peux-tu dire à propos du niveau de jeu en comparant au basket professionnel à l’étranger ? Pourquoi as-tu joué dans ce championnat ? As-tu eu une opportunité d’obtenir une place ou un nouvel essai avec une franchise NBA ?
A l’époque, la D-League était féroce. Je ne suis pas certain de comment c’est maintenant mais je suis sûr que c’est encore quelque peu la même chose. Tout le monde voulait prouver et faire ses stats. J’étais parmi les cinq meilleurs scoreurs en tournant à 20 points de moyenne par match, puis un joueur a été intégré dans notre équipe et ça m’a affecté. Mes minutes et mes stats étaient en baisse, et j’ai été échangé. Une fois que j’ai été échangé par les Bakersfield Jam, j’ai été à Sioux Falls où ils avaient déjà un effectif chargé en scoreurs. Je devais être un « role player » mais j’ai fini par avoir le travail en tant que spécialiste défensif. Ce rôle nous a emmené en playoffs et j’ai été sélectionné pour rejoindre la « D-League select team » pour disputer la Summer League NBA l’année suivante.

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