Entrer dans le Monde de la NBA en tant qu’athlète par le biais classique de la draft, ou bien en tant que free agent non drafté, fait rapidement de vous un homme millionnaire. Pour la grande majorité des joueurs faisant leur entrée dans le meilleur championnat de basket-ball, il leur suffit d’honorer un an de contrat pour le devenir.

Afin d’en savoir plus sur la nouvelle vie de ces individus, GQ a mené une enquête. Le média américain a interrogé deux rookies de la cuvée 2019 : PJ Washington (Charlotte Hornets) et Tyler Herro (Miami Heat). Ces derniers se sont livrés sur leurs premières dépenses suite à la signature de leur contrat avec une franchise appartenant à la grande ligue.

Pour commencer, il faut savoir que pour PJ Washington, 20% de ses revenus sont consacrés aux dépenses. Le restant, soit 80%, est placé dans un compte d’épargne et dans différents investissements. Cette attitude rappelle un peu celle de la superstar montante Jayson Tatum, qui a indiqué épargner l’intégralité de son salaire en NBA et ne vivre qu’avec l’argent généré par la signature de contrats avec des sponsors. De son côté, Tyler Herro a procédé à l’embauche d’un conseiller financier pour gérer et placer les sommes importantes d’argent qu’il perçoit sur son compte en banque. Son rôle est d’établir un plan de retraite pour ses clients afin de veiller à leur constituer un patrimoine qui leur sera suffisant pour vivre à travers des rentes… sans se soucier vraiment de leurs dépenses jusqu’à la fin de leurs jours.

Le premier domaine de dépenses des basketteurs NBA est l’immobilier. En débarquant généralement dans une nouvelle ville de là où ils avaient l’habitude de vivre, ils doivent se procurer un logement pour y habiter. En NBA, contrairement à la majorité des championnats professionnels en Europe, le joueur sous-contrat doit se débrouiller par ses propres moyens pour se loger. Mis à part lors des déplacements à l’extérieur, bien entendu…
En devenant généralement le premier millionnaire de sa famille, un joueur NBA a envie de faire plaisir à ses proches et achète ou loue aussi un nouveau logement à ses parents.

Le second cadre de dépenses sont les engins motorisés. Les athlètes doivent effectivement posséder un moyen de locomotion pour effectuer le trajet qui les sépare de chez eux au centre d’entraînements et de l’Arena où ils disputent leurs matchs à domicile. Il est bien connu que les jeune sportifs multimillionnaires aiment les belles choses. Les voitures n’échappent pas à la règle. Et ce, surtout aux Etats-Unis, où il n’existe pas vraiment de petits bolides. Herro a ainsi fait savoir qu’il a acheté une Porsche pour la modique somme de 140 000 dollars. Il a dû payer un supplément pour la personnaliser et lui ajouter des vitres teintées. Pour se faire plaisir, il s’est également procuré une seconde voiture. A l’image des biens immobiliers qu’ils louent ou possèdent, la plupart des joueurs ne se contentent pas de disposer d’un seul véhicule dans leur garage.

Le troisième cercle de dépenses sont les vêtements et bijoux. Le style vestimentaire des athlètes changent lorsqu’ils possèdent un nouveau statut. Les sportifs professionnels portent une attention particulière à leur style. On retrouve un certain nombre de joueurs NBA aux différentes fashion week organisées à travers le Monde. Une fois qu’ils deviennent riches financièrement, ils ne s’habillent plus auprès des mêmes marques. Ils se rapprochent des maisons de couture de luxe.
Pouvant signer des contrats de sponsoring avec des sociétés, les basketteurs NBA ont souvent un deal avec un équipementier sportif qui leur envoie des fournitures (chaussures, habits, etc.) gratuitement et régulièrement, ce qui leur fait économiser de l’argent s’ils souhaitent s’habiller façon sportwear.
Concernant les bijoux, un certain nombre de joueurs NBA veulent exposer leur réussite et richesse. Ils réalisent ainsi parfois des achats compulsifs qui nuisent à leur santé financière. Effectivement, beaucoup de produits perdent de la valeur dès qu’ils sont déballés ou utilisés une première fois. Herro avoue avoir déjà dépensé 45 000 dollars en bijoux, chaines en diamants, montres et lunettes de soleil.

Le quatrième secteur de dépenses est l’embauche de personnel pour les accompagner au quotidien dans leur réussite sportive. Cela peut aussi bien concerner le recrutement d’un chef cuisinier qu’un gouvernant. La nutrition est extrêmement importante pour être en forme et performer au plus haut niveau sur le court, moyen et long terme. La longévité d’une carrière peut être en partie liée aux habitudes alimentaires de l’athlète. Même si les franchises NBA possèdent toutes un nutritionniste attitré, le fait d’embaucher un chef cuisinier personnel représente un investissement sur l’avenir. Sa mission est de concocter à ses clients des bons petits plats équilibrés en fonction de leurs besoins énergétiques. De cette façon, les joueurs n’ont pas à se préoccuper à se faire à manger lorsqu’ils sont chez eux. En déplacement, les déjeuners et diners dans les restaurants sont privilégiés. A l’année, selon les informations données par les deux rookies interrogés, un chef cuisinier personnel coûte entre 20 et 40 000 dollars.

Le cinquième champ de dépenses sont les tatouages. Près de 90% des joueurs NBA sont tatoués, de façon plus ou moins discrète. Certains en ont le corps recouvert, d’autres comme Kevin Durant font en sorte qu’ils ne soient pas visibles lorsqu’ils portent la tenue d’un basketteur.

Vient ensuite les animaux de compagnie. Les chiens et les reptiles comme les serpents sont particulièrement sollicités par les basketteurs américains pour les accompagner dans leur vie.

Le reste de l’argent dépensé par les athlètes NBA part dans leurs autres passions. Cela peut être les jeux vidéos. Beaucoup installent de véritables salons de jeu chez eux. Ils possèdent la panoplie complète de gaming, incluant consoles de jeux, manettes, casque et chaise gamer.

Certains sont aussi passionnés par l’art et achètent des tableaux de peintres pour décorer leur domicile. D’autres développent un goût plus ou moins prononcé pour le vin, etc. En bref, chacun possède des centres d’intérêts divers et variés.

Avec leurs millions de billets verts, les basketteurs NBA n’oublient pas de faire des cadeaux à destination de leurs proches. Ils souhaitent logiquement faire plaisir à ceux qui les ont toujours soutenu pour en arriver là où ils sont aujourd’hui. Pour l’anecdote, un sac à mains Gucci d’une valeur de 5 000 dollars pour sa maman est la première chose que Tyler Herro a acheté avec son premier salaire en NBA.