Quel athlète n’a jamais rêvé d’être sponsorisé par une grande marque spécialisée dans le sport ? Ou alors une marque tout court ? Dans le milieu du basket-ball français, les firmes Nike et Adidas dominent le marché des équipementiers sportifs. Mais d’autres marques, telles que Peak par exemple, essayent de se faire une place au soleil. Cependant, prendre des parts de marché à ses deux principaux concurrents n’est pas évident. Ces entreprises, pour conforter ou accroitre leur visibilité sur les parquets, font toutes appel à des basketteurs et basketteuses professionnels ou en devenir. Ceux-ci se voient régulièrement offrir de nombreux produits (chaussures, chaussettes, t-shirts, vestes, jogging, etc.) étiquetés de la marque en question.

L’équipementier démarche les athlètes, pas l’inverse

Mais comment sont sélectionnés ces joueurs/joueuses qui vont devenir ambassadeurs de ces équipementiers sportifs ? Si vous êtes un fan de basket ayant soif d’informations à ce sujet ou alors un athlète souhaitant devenir sponsorisé, vous êtes tombés au bon endroit. Je vais essayer de vous y répondre du mieux possible dans ce article.

Tout d’abord, pour devenir sponsorisé par les géants Nike ou Adidas, il faut savoir que ce ne sont pas les athlètes qui se dirigent vers les marques. C’est effectivement l’équipementier qui démarche les sportifs ! Pour se faire, les basketteurs et basketteuses identifiés peuvent directement être contactés via les réseaux sociaux par des représentants des firmes au niveau national/européen. Ou bien par l’intermédiaire de leur agent selon les cas.

Etre international, une première étape pour devenir sponsorisé

Ensuite, au niveau des athlètes ciblés, la stratégie est différente selon les marques. La firme américaine Nike est le leader mondial dans le sponsoring basket. Elle attire logiquement les meilleurs basketteurs/basketteuses de la planète. De même qu’Adidas, qui s’est fait chiper plusieurs têtes d’affiche (Nicolas Batum et Marine Johannès notamment) au cours des deux dernières années, la marque à la virgule sponsorise presque uniquement des athlètes internationaux. Que cela soit en équipe de jeunes ou adulte…

Etre sélectionné en équipe de France U16, U18 ou U20 est donc une première étape quasiment indispensable. Se voir équiper gratuitement par Nike ou Adidas ne se fera pas sans effort. De son côté, une marque comme Peak a plus de mal à attirer dans ses filets des vedettes actuelles ou futures. Pour augmenter son attractivité auprès d’elles, elle doit trouver d’autres solutions. Joindre un gros chèque au partenariat mis en place est le plus crédible. A titre d’exemple, aucun joueur français évoluant en Euroleague ne porte actuellement des chaussures Peak. En NBA, Tony Parker en est le seul ambassadeur français. Sur le marché des athlètes français, l’équipementier chinois se rabat donc sur des personnalités moins connues du grand public. Celles-ci évoluent principalement entre la Pro A et la Pro B.

Pas toujours de contreparties financières

Pour comprendre ce business, il faut aussi être conscient de plusieurs choses. La majorité des athlètes sponsorisés ne dispose d’aucune contrepartie financière existe à l’état pur. Pour chaque athlète qu’elles équipent individuellement, les marques établissent un montant maximal en dotation sur une période déterminée. Par exemple, il peut s’agir d’une dotation annuelle en équipements d’une valeur de 4 000 €. Selon les marques, les sportifs ont ainsi la possibilité de sélectionner librement les produits qu’ils souhaitent recevoir au moment de l’année où ils le souhaitent.

En définitive, il est assez compliqué de devenir sponsorisé par les plus grandes écuries telles que Nike, Adidas ou encore Under Armour. A moins d’être un athlète référencé, au minimum au niveau européen ou un très fort potentiel qui évoluera en NBA ou en Euroleague dans les années à venir !  Néanmoins, un équipementier en plein développement, comme Peak par exemple, est plus facilement abordable pour ceux qui n’ont pas la chance de goûter à la crème de la crème…