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Selon la physionomie de la rencontre ou tout simplement leur style de jeu, certaines formations se tournent vers le jeu rapide pour tenter d’inscrire le plus de points possible. Cependant, le fait de vouloir systématiquement dépasser la barre des 90 points ou 100 points marqués pour faire plaisir à ses supporters ou pour satisfaire l’égo et les statistiques des stars de l’équipe, n’est pas toujours une bonne option. Effectivement, on ne compte plus le nombre d’équipes qui se sont fait piéger à un moment ou un autre en jouant à ce petit jeu.

Les raisons pour lesquelles il faut calmer le jeu

D’un point de vue physique, calmer le jeu permet de gérer la fatigue des joueurs. Les éléments majeurs d’une équipe, qui peuvent parfois passer plus de 30 minutes de jeu sur le parquet lors d’une rencontre, ne tiendront pas sur la durée à un rythme élevé sans se blesser ou être victime de pépins au cours de la saison. C’est notamment le cas pour les équipes qualifiées en Coupe d’Europe et qui disputent au moins deux matchs par semaine. Jouer tout le temps avec une forte intensité en attaque et en défense est éprouvant pour les organismes. Ces derniers ont besoin de repos pour se régénérer.

La deuxième principale raison de calmer le jeu est pour mettre en place des systèmes qui fonctionnent. Le jeu collectif a fait ses preuves contrairement au jeu libre, qui n’amène pas une équipe bien loin au très haut niveau. Pour avoir du succès, il faut du liant, que le ballon tourne. La patience est la clé pour trouver la meilleure position de tir possible. Par ailleurs, tout le monde doit toucher le ballon pour se sentir impliqué dans le collectif. Si un ou plusieurs éléments se sentent délaissés, ils pourraient faire n’importe quoi avec les rares fois où ils vont en hériter.

De toute évidence, même si elle ferait le maximum pour le faire, une équipe ne pourrait pas maintenir constamment un rythme ultra intensif durant l’intégralité des 40 ou 48 minutes de temps de jeu que dure un match de basket-ball. Le degré d’intensité va forcément diminuer lorsque des remplacements de joueurs et des changements de stratégie du côté des deux opposants vont avoir lieu sur le terrain. Le rythme d’un match est donc très rarement, pour ne pas dire jamais toujours le même. C’est notamment pour cette raison que l’on observe régulièrement au cours d’un match des séries plus ou moins importantes de points marqués par une équipe sans en encaisser. Elle profite d’une baisse de régime de l’adversaire pour le sanctionner.

Les situations dans lesquelles ralentir le jeu est bénéfique

Ralentir le jeu est utile dans diverses situations. Par exemple, si une équipe ne parvient pas à scorer pendant plusieurs attaques consécutives, ou alors si elle affiche un basket très brouillon, calmer le jeu en plaçant un système de jeu va permettre de calmer les esprits et de remettre les choses dans l’ordre. Le meneur de jeu, un arrière ou tout simplement le capitaine de l’équipe va prendre ses responsabilités en décidant de ralentir la cadence balle en mains et de proposer un jeu structuré qui va étirer la défense. L’intéressé va alors laisser le temps à l’ensemble de ses coéquipiers de revenir dans le camp adverse. Le placement de tous les joueurs sur le terrain est très important pour mettre en place des systèmes de jeu et créer des décalages avec ses adversaires.

Si les joueurs ne le font pas d’eux-mêmes, le coach pourrait demander un temps-mort afin de faire passer son message. Les athlètes doivent appliquer sur le parquet les consignes de l’entraîneur. Ce dernier est le cerveau de l’équipe et possède bien souvent une expérience supérieure à ses disciplines, ce qui lui permet de gérer sa troupe du mieux possible et de savoir quel rythme ils doivent appliquer à tel moment de la rencontre.

Gérer un avantage ne s’improvise pas, cela s’apprend et se travaille. Ne jamais chercher à ralentir le jeu est clairement dangereux. En plus de générer de la fatigue inutile, cette attitude peut donner à l’adversaire des opportunités de revenir dans la partie. Il faut être conscient qu’un tir manqué peut rapidement être puni par ses opposants. Si les actions de ce type s’accumulent, un hold up réalisé par l’équipe dominée au tableau d’affichage n’est pas à exclure.

La NBA, un monde à part

Le basket américain prône constamment un jeu rapide, favorisant l’attaque et les actions spectaculaires à la défense et la gestion d’une avance au tableau d’affichage dans un match. Contrairement à un match de championnat en Europe ou ailleurs dans le Monde, une défaite en saison régulière n’a pas grande importance en NBA. Il faut dire qu’avec 82 matchs disputés en six mois, sans compter les séries de playoffs qui suivent et se disputent au meilleur des sept matchs, une ou plusieurs défaites ne vont pas affecter leurs ambitions ainsi que leur avenir dans la Grande Ligue. De plus, le système de montées et de descentes n’existant pas aux Etats-Unis, les franchises NBA n’ont aucun soucis à se faire quant à une éventuelle rétrogradation.

En NBA, des équipes ultra-offensives telles que les Houston Rockets ou les Phoenix Suns privilégient systématiquement le « run and gun », expression traduite par « court et tir ». Le principe est que dès qu’une position de tir est ouverte, le joueur doit tenter sa chance. Et ce, même si quelques secondes uniquement se sont écoulées sur la possession.

En Europe et plus globalement dans le jeu international FIBA, une équipe possédant une avance plutôt confortable au score ne va agir différemment. Bien entendu, si le shooteur est réputé pour la qualité de son bras et dans un grand soir, son coach ne va pas l’empêcher de prendre sa chance dans le cas où l’intéressé est en grande confiance. Cependant, il ne faut pas que cette tendance ne se répète trop souvent. L’excès de confiance en soi peut avoir des mauvais côtés, comme sous-estimé son adversaire et ainsi se faire surprendre.