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ITW Boris Diaw : “Essayer d’être le plus irréprochable possible”

Publié par le 30 octobre 2012               

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Cet après-midi, le capitaine de l’équipe de France a répondu durant une vingtaine de minutes aux questions des médias français. Basket-BallWorld était présent et vous propose de revivre cet évènement dans sa quasi-totalité !

Depuis le début de ta carrière en NBA, tu as évoluer dans quatre franchises. Est-ce que le training camp est abordé différemment selon les clubs ou alors cela reste assez semblable ?
C’est vrai que c’est assez semblable. Maintenant, c’est vrai aussi qu’ils sont tous différents, ça dépend de l’entraîneur. Il y en a qui sont plus ou moins faciles, il y en a qui sont plus ou moins dur avec plus ou moins d’heures d’entrainement ou de difficulté. Là, on a trouvé un bon compromis avec San Antonio parce que l’on a des entraînements qui sont difficiles mais on a aussi des bonnes périodes de repos. Mais c’est sûr que ce ne sont pas tous les mêmes.
 
Cela va faire dix saisons que tu évolues en NBA, tu connais donc très bien le jeu. Quelles sont les conditions requises selon toi pour qu’une équipe puisse remporter le titre ?
Avant tout, il faut avoir une défense, il faut pouvoir s’appuyer sur sa défense pour pouvoir aller le plus loin possible parce que c’est ça qui est le plus important en playoffs. Et puis après, il faut avoir un bon groupe qui joue bien ensemble et qui s’entend bien. Il faut aussi être épargné par les blessures, il y a aussi ce facteur là. En gros, il faut que tout se passe bien pendant toute la saison.
Comment juges-tu le début de saison des JSA Bordeaux ?
C’est sûr que c’est un début de saison qui est difficile, puisque l’on a une victoire et cinq défaites. On essaie quand même de garder la tête haute, parce que la plupart des matches que l’on a perdu, on ne les a pas perdu de beaucoup. On est dans les matches. Je pense qu’il faut que l’on se concentre sur les fins matches, les matches que l’on aurait pu gagner et que l’on a pas gagner. Donc il y a vraiment un effort à faire là-dessus pour la suite de la saison. Après, c’est sûr que la blessure de Nate Carter c’est un coup dur. Il va falloir trouver quelqu’un pour le remplacer assez rapidement.
Cette année, tu es promis à un rôle de titulaire aux Spurs. Comment appréhendes-tu cela ?
Promis, je ne sais pas. C’est comme ça que ça a été depuis le début de la pré-saison. Disons que j’ai déjà été titulaire dans des équipes NBA, à Charlotte, à Phoenix. On va continuer un petit peu la saison normalement. Après, c’est sûr avec des responsabilités, surtout que c’est dans une équipe qui joue le titre. Il va falloir essayer d’être le plus irréprochable possible.
Est-ce que tu peux nous dire comment vous avez travaillé la défense cette année en pré-saison ? Quel est ton rôle par rapport à ça dans cette nouvelle saison ?
Mon rôle, c’est un petit peu comme tout le monde. Je pense que c’est une question de responsabilités qui est commune, la défense doit être collective. C’est vrai que l’on a commencé le début du training camp à regarder des vidéos de ce que l’on faisait l’année dernière. On était déjà bien classé comme défense l’année dernière mais il y avait des choses que l’on pouvait améliorer. Popovich a mis l’accent sur ces choses-là cette année, des choses qui sont parfois tout simplement un manque de concentration et puis des fois quelques détails techniques. On a travaillé sur tout ça pendant la pré-saison.
 
Est-ce que tu penses, maintenant que tu es mieux intégré, pouvoir jouer un rôle offensif un peu plus proche de ce que tu faisais à Phoenix par exemple ?
Je ne sais pas. On verra du système mis en place, de la façon dont on va jouer offensivement, s’il y a besoin ou s’il n’y a pas besoin. C’est une équipe qui est quand même différente qu’à Phoenix où j’étais un point d’ancrage, c’est sûr. Maintenant, il y a quand même Tony (Parker), Manu (Ginobili) et Tim Duncan en points d’ancrages principaux. Donc, on verra comment ça se passe.
Est-ce que c’est compliqué de jouer avec un joueur comme Tim Duncan à l’intérieur ?
Non, justement, c’est simple. C’est un joueur qui a tellement d’expérience, qui connait tellement le jeu et qui en plus passe la balle. Mais Tim Duncan, il connait bien le basket, il passe la balle, il s’est où se placer. C’est simple de jouer avec lui c’est sûr.
Avec le départ de James Harden d’Oklahoma City et la mauvaise pré-saison des Lakers, est-ce que tu penses que les chances de titre des Spurs s’améliorent un peu ?
On ne va pas s’arrêter la par rapport à la saison qui a été faite l’année dernière, on était déjà pas très loin du titre. On a gardé la même équipe, c’est la même équipe plus Nando. L’équipe doit normalement s’améliorer, prendre de l’expérience. Il y a encore des chances pour que l’on réalise encore une bonne saison. Oui, c’est clair que c’est quelque chose que l’on a en ligne de mire.
Rudy Gobert a effectué une partie de la préparation de l’équipe de France A cet été et est annoncé dans le Top 10 de la prochaine draft NBA. A ton avis, possède-t-il les capacités pour devenir l’un des meilleurs pivots de l’histoire du basket français ?
Les mots sont grands ! C’est un petit peu prématuré pour parler déjà de l’histoire du basket français. Déjà, devenir un des meilleurs pivots français ou un bon pivot français, oui, il a les capacités pour ça aujourd’hui. Il a fait une bonne semaine de prépa avec nous. Maintenant, c’est sûr qu’il y a encore des choses sur lesquelles il faut qu’il travaille, il a encore des choses à améliorer. Par rapport à la draft, je pense que c’est sûr qu’il a de grandes chances d’être drafté assez haut parce qu’il a les capacités pour. Il ne faut justement pas brûler les étapes, il faut faire attention à ce genre d’étiquettes justement et pas que ça lui monte à la tête. Il faut qu’il continue à travailler pour pouvoir devenir justement  le meilleur possible. Mais c’est indéniable que c’est un joueur qui a du gros potentiel.
Tony Parker déclarait hier qu’il ne voyait aucune équipe dans la conférence Est capable de rivaliser avec Miami. Partages-tu le même avis ?
A l’Est, c’est vrai que ça va être compliqué. Après, ça va être les équipes habituelles qui vont rivaliser avec Miami de toute façon. Il faut voir comment Chicago va jouer, je pense qu’ils vont avoir une carte à jouer quand même à l’Est. Boston, qui a essayé de se rajouter des joueurs mais c’est clair aussi que ça va être compliqué pour eux. Et après, il y a des équipes comme les Brooklyn Nets, on se sait pas trop ce que ça va donner. C’est une équipe qui a complètement changé de visage donc elle pourrait aussi être d’un très bon niveau. C’est sûr que les favoris restent Miami. Mais après, il va y avoir des équipes qui vont essayer de les titiller.
Que penses-tu de la mise en place de la nouvelle règle anti-flopping ? Es-tu favorable à cette nouveauté ? 
Je ne sais pas exactement comment ça va se traduire parce que ce ne sont pas les arbitres qui la siffle. Ce n’est même pas comme si c’était une règle., ce n’est pas une règle de jeu, ce n’est pas quelque chose qui peut être sifflé pendant le match. C’est quelque chose qui est vu à la vidéo après et qui est passé en commission. C’est une espèce de commission d’après match. Je ne vois pas très bien pour l’instant comment ça va se traduire, comment ils vont pouvoir exactement dire ce qu’est un flopping, qui floppe, qui floppe pas. Je ne sais pas, je suis un petit peu sceptique pour l’instant de la mise en place de cette règle.
Vous avez eu des éclaircissement durant la pré-saison sur ce qui serait réellement qualifié ou pas de flopping par cette commission ?
Oui, des mots officiels qui disent qu’il ne faut pas qu’il y ait un mouvement du corps qui sorte de ce que le corps ferait normalement avec un tel contact. Donc, oui, c’est un peu la définition du flopping. Mais bon, à mon avis, c’est compliqué à juger. C’est bien d’empêcher les gens de flopper mais je ne sais pas si ça va marcher ou pas.
Quel est ta relation avec Popovich ? Est-ce qu’il a une approche similaire avec toi qu’avec Tony Parker ?
Oui ce n’est pas pareil. Tony a une relation spéciale avec Popovich, il est arrivé à 18 ans, c’était un peu le gamin que Pop a pris sous son aile. Moi, j’arrive dans une configuration un peu différente. C’est une relation qui se passe très très bien. C’est un coach qui est toujours à l’écoute et qui essaie toujours de pousser ses joueurs donc c’est clair que j’aime bien la façon dont ça se passe avec Popovich aujourd’hui.
Que penses-tu de la situation de Mike Piétrus, ton ancien coéquipier à Pau-Orthez, qui est actuellement sans club ?
Je ne sais pas exactement où il en est mais je suis sûr qu’il va trouver quelque chose. C’est un joueur qui peut apporter à une équipe et il y a quelqu’un qui va être intéressé à un moment de le prendre de toute façon. Après, je ne sais pas si c’est une question de chiffres, de salaire, etc… mais il y a forcément une équipe qui sera intéressée par le jeu de Mike.
Comment envisages-tu le duel contre Oklahoma City dès votre deuxième match ?
A mon avis, il y a aura une grosse intensité. Déjà, il y aura le premier match à l’extérieur. Il faut pouvoir s’avancer dans le match mercredi parce qu’il faut bien commencer la saison. Et puis après, c’est en back-to-back. Le jour d’après, on joue contre Oklahoma City. C’est clair, c’est la dernière équipe que l’on a rencontré l’année dernière. Il va y avoir une grosse intensité à mon avis sur ce match-là à la maison.
T’attendais-tu à un départ aussi compliqué des JSA Bordeaux ? Es-tu inquiet pour la suite ?
Aussi compliqué, non. J’espérais quand même que l’on fasse un meilleur début de saison. Après, au vu de tous les changements qu’il y a eu à l’inter-saison, il faut quand même le temps que la mayonnaise prenne. On a quand même changé beaucoup de joueurs par rapport à la saison dernière, ce qui était normal et on s’y était préparé puisque de toute façon il y avait une très bonne saison l’année dernière. Donc, il y a des joueurs qui ont été sollicités avec des salaires qui étaient bien plus grands de ceux qu’on pouvait donner. Donc c’est normal qu’ils soient partis. Il fallait changer l’équipe, la remodeler et donc on savait que ça allait prendre un petit peu de temps avant que la mayonnaise prenne. Maintenant, je pense qu’il est temps que les choses s’améliorent, c’est sûr. Je pense qu’il faut continuer à travailler. Je serais inquiet si on prenait vingt points par match, mais ce n’est pas le cas pour l’instant. Ce sont des petits réglages qu’ils restent à faire puisque l’on perd les matches de pas beaucoup. Comme je dis, il faut garder la tête haute, ne pas laisser tomber et aller de l’avant.
Avec Nando De Colo qui vient d’arriver en NBA, joues-tu un rôle particulier auprès de lui aux Spurs ?
Forcément, avec Tony, on est les deux français, on est un petit peu le clan des français là-bas. Après, il y a forcément des petites questions. Nando est grand, c’est un professionnel, il sait ce qu’il a à faire. Il connait la façon dont il doit jouer. Maintenant, c’est vrai, le style de jeu est un petit peu différent, les entraîneurs attendent un petit peu des choses qui sont différentes. Il y a certaines choses comme les traductions basiques, il y a des mots, des choses spéciales qui appartiennent à ce club-là. Tony est venu me l’initier quand moi je suis arrivé. Ce n’était pas la même chose dans les autres clubs. Là, on fait un petit peu la même chose avec Nando.
Après les JO cet été, est-ce que ta motivation reste intacte pour l’Euro en Slovénie ? Quels sont tes objectifs pour cet Euro ?
Oui, bien sûr, la motivation reste intacte. On n’a pas fait si bien que l’on aurait voulu durant ces JO. Il y a quand même une progression globale de cette équipe de France. Il me tarde justement l’Euro. Ce que l’on attend de cet Euro, c’est de passer encore un pallier et aller le plus loin possible. Je pense que l’on a une équipe qui a encore du potentiel, qui a encore une marge de progression et qui peut aller plus haut de ce que l’on a fait jusqu’à présent. On jouera le tout pour le tout de toute façon.
Au niveau de l’équipe de France, en quoi consiste ton rôle pendant la saison ? Est-ce que tu t’attaches à garder le lien avec tous les français en NBA par exemple ?
Oui, de toute façon, en NBA c’est assez simple puisque l’on arrive à se voir. C’est vrai qu’à chaque fois que l’on joue les uns contre les autres, on essaie de se voir, d’aller manger ensemble, de voir comment la saison se passe. Et aussi avec les joueurs en Europe, justement voir comment se passe la saison de chacun.
Que cela t’inspires le fait qu’il y ait trois français dans une même équipe aux Spurs ? Est-ce que tu pensais ça possible quand tu étais à l’INSEP par exemple ?
Quand on était à l’INSEP, on ne pensait même pas qu’il pouvait y avoir de français en NBA. C’est quand on était à l’INSEP que sont arrivés les premiers : Jérôme Moiso, Tariq-Abdul Wahad. Il sont arrivés directement depuis les Etats-Unis, pas par une université française. C’est quand même un cursus compliqué pour un français d’aller en NBA donc, oui, à l’INSEP on ne pensait pas pouvoir aller en NBA. Etre trois dans la même équipe, que l’on soit une dizaine au total en NBA, c’est vrai que ce n’est pas quelque chose que l’on concevait forcément.
Penses-tu que Joakim Noah et Nicolas Batum pourront décrocher leur première sélection au All-Star Game en février prochain ?
C’est possible, ça dépend de la saison qu’ils vont faire. Mais oui, pourquoi pas ! Je pense qu’ils sont dans de bonnes dispositions. Joakim, être intérieur à l’Est, c’est une qualification qu’il peut justement accrocher. Il n’y a plus Dwight Howard à l’Est déjà donc c’est quelque chose qui est bien. Et puis après, ça va dépendre de sa saison., s’il est épargné par les blessures. Et pareil pour Nicolas. Je pense qu’à Portland il y a des choses à faire, il y a des responsabilités qui vont lui être encore plus données, il va pouvoir encore plus se mettre en avant. Il a des chances aussi.

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