Tristan Toneguzzo était cette saison le poste 4 titulaire pour les Sharks d’Antibes. Il a accepté de revenir pour nous sur la saison de son équipe.

Pour commencer, j’aimerais que tu te présentes et que tu nous expliques ton parcours dans le basket jusqu’à ton arrivée à Antibes…

J’ai commencé le basket à l’âge de 6 ans, près d’Avignon. J’ai ensuite joué en cadets France à partir de 14 ans, et enfin j’ai rejoint Antibes en 2009.

Vous étiez une nouvelle équipe en Espoirs Pro A puisque l’équipe professionnelle d’Antibes venait juste de remonter dans la division. Est-ce que l’équipe était entièrement nouvelle ou, au contraire, pour la majorité vous jouiez déjà ensemble en cadets ?

La moitié de l’équipe jouait déjà ensemble en cadets (6 d’entres nous), et d’autres nous on rejoint en début ou en cours de saison (5 d’entre eux).

Le niveau espoir était nouveau pour vous. On imaginait que, collectivement, vous auriez pu être en difficulté. Mais finalement, ça a été tout l’inverse puisque c’est devenu votre plus grande force et c’est grâce à cela que vous remportez la majorité de vos rencontres. Comment expliquer cette réussite dès le début de saison où vous gagnez 5 de vos 6 matches ?

A part un seul joueur, personne ne connaissait le niveau espoirs, nous étions donc tous excités et motivés à l’idée de jouer ensemble à ce niveau. Notre motivation et le fait d’être une nouvelle équipe nous ont aidés à créer une surprise en début de saison, et de nous faire connaître.

Ensuite, les équipes faisaient peut-être plus attention à vous à la fin de la phase aller. Cette période vous est moins favorable. Comment est-elle gérée au sein du groupe et par le staff ?

Effectivement, les équipes ont commencé à nous connaître et à nous respecter. On attaquait donc les matches avec un statut différent, les matches étaient différents à aborder, il a fallu un petit temps d’adaptation.
Au sein du staff et du groupe, rien n’a changé. On a continué à travailler dur dans l’optique de gagner le plus de matches possibles et de participer au trophée du futur.

Vous faites une deuxième partie de saison exceptionnelle, un vrai parcours de champion dans les années classiques (j’entends par là sans un Gravelines qui écrase tout). Vous avez seulement 2 défaites en 15 matches. Comment fait-on pour rester intense en match et à l’entraînement quand tout va bien ?

Tout d’abord, deux nouveaux joueurs sont arrivés dans le groupe, ce qui ajoute de la concurrence positive. Le groupe étant élargi, chacun d’entre nous voulait gagner sa place. Ensuite, le coach ne nous a jamais mis de pression négative, on a abordé les matches un à un sans réfléchir sans cesse au classement et calendrier à venir.

Ça sera une rencontre totalement différente de celles de la saison régulière.

 

Aller au trophée était un objectif en début de saison que vous pensiez réalisable ?

Aller au trophée du futur était un objectif de début de saison. Et pour nous, il était réalisable. Après, notre classement, c’était du bonus, on a été récompensés par notre travail.

Vous allez rencontrer Nancy au premier tour du trophée du futur. Quelle a été votre impression sur cette équipe en saison, leurs points forts/faibles ?

On aborde la rencontre face à Nancy comme un quart de finale. Ensuite, par rapport à cette équipe, c’est difficile de s’exprimer suite à nos rencontres car elles étaient en tout début de saison, il y avait des blessures, il manquait des joueurs, et les deux équipes ont progressé depuis ces deux matches. Ça sera donc une rencontre totalement différente de celles de la saison régulière.

Sur un plan plus personnel, pour ta première année espoir, tu tournes à 11 pts à 47 % aux tirs, 22 % à 3-pts, 77.6 % aux LF, 6.4 rebonds, 2.3 passes, 1.4 interception et 1.9 balle perdue en 29 minutes. Es-tu satisfait ?

Pour ma part, je ne suis pas totalement satisfait de ma saison, mais l’équipe gagnait et c’est le principal. J’ai eu besoin d’un temps d’adaptation, mais je finis bien la saison, tout comme l’équipe, pour aborder au mieux le trophée du futur.

Dans quels domaines penses-tu avoir la plus grosse marge de progression ?

Je pense que ma plus grosse marge de progression est sur le plan physique, je suis jeune pas encore arrivé à ma maturité physique. Après, il ne faut pas oublier le côté mental aussi, mais ça viendra avec l’expérience, et également le côté technique.

Parlons équipe de France : tu faisais partie de l’équipe U18, notamment à Mannheim, et tu n’es pas sélectionné dans le groupe élargi des U20. Est-ce que c’est une déception pour toi ?

J’ai forcément été déçu de ne pas faire partie du groupe, mais je n’étais pas au niveau cette année.

 

Que représente à tes yeux une sélection en équipe de France ?

L’équipe de France est toujours une fierté pour un sportif, ça me motive pour travailler plus dur et peut-être un jour reporter les couleurs de mon pays. 

La saison prochaine, il n’y aura pas d’équipe espoir à Antibes. Tu vas continuer l’aventure en Pro B, trouver une équipe de Pro A pour jouer ta dernière saison espoir ?

Pour la saison prochaine, je ne sais pas encore, je ne m’en préoccupe pas trop. Je préfère être concentré sur le trophée du futur avec mon équipe. Je laisse mon agent (Ayité Ajavon) s’occuper de ce sujet.

Le MVP du championnat espoir pour toi ?

Pour le MVP, je ne vais pas être très original, je pense qu’Axel Bouteille domine le niveau et mérite ce titre malgré une saison un peu moins aboutie collectivement.

Un mot pour les supporteurs qui sont venus vous encourager cette saison ?

Au niveau des supporteurs, j’ai pris un vrai plaisir à les voir venir un peu plus nombreux à chaque fois. Ils ont aimé notre équipe espoirs et sont venus quand ils pouvaient pour nous encourager et nous aider à décrocher ce titre de vice-champion de France. Donc merci à eux aussi.

Merci Tristan et bonne chance pour le trophée du futur !