Le terme lay up est très populaire chez les basketteurs. Il est communément appelé double-pas en français. C’est le premier geste technique offensif qui est enseigné dans les écoles de basket. Après le dunk, le double pas présente le plus haut pourcentage de réussite aux tirs. Il est effectivement très difficile de rater ce genre de tentative. Le porteur du ballon n’a que le déposer dans le cercle avec l’aide du carré de la planche. Seul face au panier, c’est donc un tir immanquable. Un basketteur pro qui manque un lay up en match est impardonnable. Il s’agit d’une faute professionnelle ! A moins qu’un défenseur ne s’interpose… Ou qu’un monstre athlétique comme LeBron James vienne scotcher la balle sur la planche avec un chasedown block.
Le lay up : l’une des actions les plus prolifiques au basket
Contrairement au dunk, le lay up est une action beaucoup moins spectaculaire. Ce type de panier marqué est très basique. N’importe quel joueur peut réaliser un double-pas sans délivrer un effort immense. Il n’y a pas besoin d’avoir une détente verticale impressionnante ou de mesurer plus de 2 mètres pour réussir un lay up. Ce tir est d’ailleurs enseigné dès le plus jeune âge, à partir de la catégorie mini-poussins. Les appuis sont très importants pour réussir un double-pas. La coordination de l’athlète est également à prendre en compte. Pour les débutants qui ne sont pas ambidextres, ça ne sera pas simple au début. Mais avec le travail et la répétition des gestes, il est néanmoins possible de grandement s’améliorer. Jusqu’à ce que ça en devienne un mouvement naturel…
Comment réussir un double-pas au basket-ball ?
Pour réaliser efficacement un double-pas, il existe plusieurs astuces. Premièrement, l’attaquant doit poser des appuis au sol de façon énergique. Il doit réaliser un saut le plus haut possible… Comme s’il allait smasher ! Ensuite, il faut également prendre en compte le positionnement des mains sur le cuir. Un lay up se réalise avec la paume de la main tireuse sous le ballon. L’autre main peut venir soutenir la bonne tenue de la balle lorsque le premier pas est enclenché. Néanmoins, il est préférable de la retirer au moment du tir. Enfin, le joueur doit viser le centre du carré de la planche lorsqu’il lâche le ballon. A noter qu’il est possible de marquer en ne suivant pas ce conseil. Mais cela vous rendra la tâche plus difficile.
Il existe diverses variations du double-pas. Par exemple, on retrouve le lay up côté droit et le lay up côté gauche. Lorsque le panier est attaqué par la droite, le joueur doit idéalement armer avec sa main droite. De même, la main gauche est à prioriser lorsque l’attaquant file vers le cercle par la partie gauche du terrain. C’est logique. Par ailleurs, un basketteur peut décider de réaliser un lay up sans l’aide de la planche. Dans la plupart des cas, il va alors produire un effet dans le ballon à partir du poignet et du bout des doigts de la main. C’est ce que l’on appelle le finger roll. Un tir en cloche est également possible.
Les alternatives au lay up
Le chemin vers le cercle est parfois bouché. Soit à la dernière seconde, soit lors de la mise en place d’un système. L’attaquant a alors plusieurs options qui s’offrent à lui. Les voici.
Lay back
Ce type de double-pas consiste à attaquer le cercle d’un côté, mais de tirer de l’autre côté en passant sous le cercle. Dans ce genre d’action, votre dos se trouve dos au panier. Ce qui n’est pas le cas lors de la réalisation d’un lay up…
Teardrop
Le tir en cloche a été popularisé par le basketteur français Tony Parker. Ce type de shoot lui permettait de tirer par dessus des très grands gabarits, sans se faire contrer. Et ce, avec une très grande adresse ! Le légendaire meneur de jeu des San Antonio Spurs en a fait sa « spéciale ». Il maîtrisait ce shoot à la perfection. En tant qu’expert, il ne manquait pas de l’enseigner lors de ses stages d’été de basket.
Eurostep
Le Eurostep est en réalité un double-pas. Mais il n’est pas tout à fait comme les autres. En effet, le porteur du ballon va bien réaliser deux pas. Ceux-ci sont néanmoins effectués dans deux directions opposées. Cela peut être un pas à droite et un second à gauche. Ou l’inverse. Ce type d’action élégante permet de se libérer d’un défenseur en lui faisant une feinte. C’est très efficace dans certaines situations, mais aussi parfois difficile à mettre en place.
Tir à mi-distance
Le shoot à mi-distance a moins d’impact que par le passé. Cependant, il existe toujours. Il vaut mieux prendre un tir ouvert à deux points que de s’aventurer dans la peinture. Surtout si un ou plusieurs défenseurs ont la ferme intention de vous y cueillir.
Shoot à trois-points
Le tir primé est une pratique en vogue dans le basket moderne. Peu importe le poste de jeu, tous les joueurs doivent être en mesure de shooter à longue distance. Néanmoins, certains pivots ne sont pas en mesure d’être dangereux loin du cercle. Il s’agit d’un vrai handicap. Être doté d’une bonne adresse derrière l’arc est une arme redoutable. Cela peut débloquer bon nombre de situations en attaque.
Le lay-up et le double pas : la base incontournable pour finir au cercle
Le lay-up est le tir le plus utilisé au basket et pourtant l'un des plus mal maîtrisés chez les débutants. Réussir un panier facile à faible distance repose sur un geste précis : le double pas. Bien exécuté, il permet d'arriver lancé vers le panier, de se stabiliser en l'air et de déposer le ballon en douceur sur la planche. Cet article détaille la mécanique du geste, la règle des appuis, la synchronisation main-pied, ainsi qu'une progression d'exercices pour construire une finition fiable des deux mains.
La règle du double pas : deux appuis autorisés
Après avoir arrêté son dribble, un joueur a le droit de poser deux appuis avant de tirer ou de passer. C'est ce qu'on appelle le double pas. Concrètement, la balle est saisie à deux mains pendant que le pied « intérieur » se pose (premier appui), puis l'autre pied se pose (deuxième appui) au moment de l'impulsion vers le haut. Le joueur décolle alors du deuxième appui pour monter au panier.
Le point de repère le plus important : on récupère le ballon en fin de dribble, on ne dribble plus, et on compte deux appuis maximum. Un troisième appui posé avant de lâcher le ballon constitue un marcher. La difficulté pour les jeunes joueurs est de synchroniser la prise de balle avec le rythme des jambes, souvent résumé par la formule « prends-pose-pose-monte ».
La synchronisation main-pied
Le principe fondamental : pour un lay-up main droite, on décolle du pied gauche, et inversement pour un lay-up main gauche, on décolle du pied droit. Ce croisement main opposée / pied d'appui permet de protéger le ballon avec le corps et d'amener le genou du côté de la main qui tire.
Pour un lay-up main droite depuis le côté droit : appui pied droit (premier pas), appui pied gauche (deuxième pas, impulsion), montée du genou droit et dépose du ballon de la main droite. La montée du genou droit n'est pas un détail esthétique : elle crée de la hauteur, protège l'espace face au défenseur et transforme la course horizontale en élévation verticale.
Le placement sur la planche
La plupart des lay-ups se marquent en utilisant la planche. Sur chaque panneau, un carré (le « target ») est dessiné au-dessus de l'anneau. En visant le coin supérieur du carré du côté d'où l'on attaque, on donne au ballon un angle de rebond qui le fait retomber dans le cercle. La règle simple : lay-up côté droit, on vise le coin supérieur droit du carré ; lay-up côté gauche, le coin supérieur gauche. Le ballon doit être déposé en douceur, poignet relâché, avec un léger effet remontant (« finger roll ») plutôt que poussé fort.
Exercices progressifs pour construire le geste
Sans ballon d'abord
Avant même de tenir un ballon, on peut travailler le rythme des appuis. En marchant puis en trottinant vers le panier, on répète « droit-gauche-monte » en levant le genou droit et en simulant la dépose. Cette répétition ancre la coordination sans la charge mentale du dribble.
Le Mikan drill
C'est l'exercice de référence pour la finition au cercle, nommé d'après George Mikan. Sous le panier, on marque un lay-up main droite du côté droit, on récupère le rebond sans laisser le ballon toucher le sol, on enchaîne immédiatement un lay-up main gauche du côté gauche, et on alterne en continu. L'objectif : enchaîner vingt à trente paniers d'affilée en travaillant les deux mains, la montée du genou et le toucher sur la planche. Le Mikan drill développe autant la coordination que le cardio et le sang-froid près du cercle.
Les cônes et le travail en course
On place un cône à l'endroit précis où doit se produire le premier appui, généralement autour de la ligne des lancers francs prolongée vers le panier. Le joueur dribble, ramasse le ballon en arrivant au cône et déclenche son double pas. Cela apprend à déclencher la prise de balle au bon moment plutôt que trop loin ou trop près. On progresse ensuite vers un lay-up lancé, en pleine course, ballon récupéré à vitesse réelle.
La main faible
Un joueur complet finit des deux mains. Il faut consacrer autant de répétitions à la main faible : lay-ups côté gauche main gauche, séries dédiées, Mikan drill orienté vers le côté faible. Au début, le geste paraîtra maladroit, mais la synchronisation pied droit / main gauche s'installe avec la répétition.
Variantes avancées
Une fois le lay-up classique acquis, on enrichit le répertoire de finitions :
- Le reverse layup : on passe sous le cercle pour ressortir de l'autre côté, en utilisant l'anneau pour se protéger du contreur. On dépose alors sur la face opposée de la planche.
- Le finger roll : dépose tout en douceur, le ballon roulant sur le bout des doigts pour franchir la main du défenseur.
- L'euro-step : après la prise de balle, on décale le premier appui d'un côté puis le second de l'autre pour esquiver le défenseur avant de finir.
- Le floater : un petit tir en cloche déclenché tôt, avant d'arriver au contact des grands intérieurs.
Les erreurs fréquentes
- Poser trop d'appuis ou changer de pied d'appui, ce qui provoque un marcher.
- Décoller du mauvais pied (même côté que la main), ce qui casse l'équilibre et expose le ballon.
- Pousser le ballon trop fort contre la planche au lieu de le déposer.
- Négliger la montée du genou et rester « à plat », donc facilement contré.
- Regarder le sol ou le défenseur plutôt que le carré de la planche.
- Ralentir avant la prise de balle par peur de marcher, ce qui casse le rythme naturel.
Progression pour débutants et jeunes
Chez les plus jeunes, l'ordre d'apprentissage compte. On commence à l'arrêt sous le panier, puis en marchant, puis en trottinant, et enfin en course. On introduit le dribble seulement une fois que le rythme des appuis est automatisé. La main forte est acquise avant d'insister sur la main faible, mais sans jamais l'abandonner. Trois à cinq minutes de Mikan drill en début de chaque séance suffisent à créer une routine durable. La patience est essentielle : un lay-up fluide des deux mains, avec bon pied d'appui et bonne planche, est un socle qui servira toute une carrière de joueur, du mini-basket au niveau senior.