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A l’image du premier NBA Paris Game de l’Histoire, il y a une très forte demande des fans pour assister à la reprise de la saison NBA. Les conditions d’accès sont très particulières. D’abord, toutes les équipes NBA ne peuvent pas encore recevoir leurs fans. En attendant que la situation sanitaire s’améliore aux Etats-Unis, ce privilège est uniquement réservé à quelques franchises. Huit au total : les Memphis Grizzlies, le Utah Jazz, les New Orleans Pelicans, les Cleveland Cavaliers, le Orlando Magic, les Houston Rockets, les San Antonio Spurs et les Toronto Raptors (délocalisés à Tampa).

Seulement huit équipes sur trente accueillent des fans

Pour ces équipes, le nombre de place disponibles dans leur salle est très limité par rapport à l’accoutumé. Certains espaces sont recouverts de bâches. La demande étant supérieure à l’offre, les prix flambent dans certaines arenas NBA.

De plus, du fait que la totalité des tribunes ne peuvent pas être utilisées à tous les étages, plusieurs franchises ont décidé de fermer les rangées les plus hautes. Vous n’avez aucune chance de vous retrouver au sommet de la salle à Cleveland et Salt Lake City par exemple, villes où les billets vendus les moins chers sont les plus élevés des franchises NBA accueillant du public à ce jour. Il faut en effet compter au minimum 189 dollars (soit 154 euros) pour assister à une rencontre à domicile des champions NBA 2016. Tandis que 113 billets verts (92 euros) sont requis pour être présent dans la Vivint Smart Home Arena lors d’un match de Rudy Gobert et de ses coéquipiers.

Il faut donc aussi prendre en compte le fait que la localisation des sièges commercialisés est plutôt intéressante. La vue du terrain est correcte, voire très intéressante. Cette hausse sensible des prix minimum est ainsi plutôt justifiée.

En outre, si les prix minimum restent raisonnables (une dizaine de dollars) à Memphis et à Houston notamment, il grimpe plutôt haut lors de la réception d’un poids lourd du championnat. La réception des Brooklyn Nets, des Los Angeles Lakers, des Los Angeles Clippers ou même des Philadelphia 76ers peut faire flamber les prix. Il est indéniable que l’impact de l’affiche du match est réel sur la billetterie et les recettes engendrées.

Une situation pénalisante pour tout le monde

L’équité sportive n’est donc plus totalement respectée entre les trente équipes du championnat. Certaines bénéficient du soutien d’une partie de leurs fans, tandis que d’autres sont contraints d’ajouter artificiellement des cris de supporters.

Sur le plan économique, l’intégralité des franchises subissent un manque à gagner évident. En attendant le feux vert des autorités gouvernementales de chaque État et une probable campagne de vaccination massive face au coronavirus, les organisations sportives américaines font face à une perte sèche d’argent à chaque match. Il s’agit d’une perte financière énorme pour les franchises NBA, qui ont dû emprunter à la banque un total de 900 millions de dollars. Dans le même temps, les salaires des joueurs n’ont quant à eux pas diminué. Bien au contraire ! Giánnis Antetokoúnmpo a signé le plus gros contrat de l’Histoire avec son équipe des Milwaukee Bucks. Des émoluments qui s’élèvent à 228 millions de dollars répartis sur cinq saisons à compter de l’exercice 2021/2022.