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© Alan Le Bolloch / bolloch.com

Salaire : combien gagne un joueur de basket ?

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Basketteur professionnel est un métier rêvé pour de nombreux individus. Il faut dire que le sport est avant tout une passion et un divertissement. Qui n’a jamais ambitionné de devenir un athlète professionnel durant son enfance ? Probablement peu de monde.

Financièrement, les basketteurs professionnels gagnent plutôt très bien leur vie. Entre 2 000 euros et 4 000 000 d’euros mensuels selon le championnat. Comme la plupart des professions, tout le monde n’est pas logé à la même enseigne. Les meilleurs amassent beaucoup plus d’argent que les moins bons. C’est logique même s’il existe des cas particuliers. Les employeurs, à savoir les clubs, réalisent toujours des bonnes et des mauvaises affaires. C’est-à-dire que des joueurs sont sous payés par rapport à leurs performances et impact sur le terrain. Inversement, d’autres sont moins productifs qu’attendu à la vue de leur salaire.

Vous l’aurez compris, pratiquer le basket-ball au niveau professionnel est assez rémunérateur. Cependant, une carrière de basketteur pro est relativement courte. Elle dure une dizaine de saisons en moyenne. Une blessure ou d’autres soucis de santé peuvent anéantir la carrière d’un athlète. Les basketteurs pros doivent épargner et investir s’ils ne souhaitent plus travailler une fois leur retraite sportive annoncée. Tout dépend des dépenses qu’ils ont effectué et des émoluments financiers qu’ils ont accumulé au fil des années.

La NBA et le reste du Monde

Une étude a classé entre eux les championnats les plus rémunérateurs à l’échelle mondiale. En tête de liste, et de loin, on retrouve la NBA. Le championnat de basket nord américain rémunère le mieux ses athlètes. Sur une saison entière, le salaire minimum d’un basketteur en NBA équivaut à celui d’un excellent joueur en Euroleague. La NBA attire donc les meilleurs basketteurs au Monde. Les superstars sont payées chaque année plusieurs dizaines de millions d’euros. Parallèlement, ils sont tous sponsorisés par l’un des équipementiers sportifs les plus connus : Nike, Adidas, Under Armour et Puma. A salaire égal, un basketteur privilégiera donc la NBA à n’importe quel autre championnat.

Des salaires très confortables en Euroleague

L’Euroleague est la deuxième meilleure compétition de basket au Monde. Elle rassemble chaque année les dix-huit meilleures équipes d’Europe. Dont le FC Barcelone, le Real Madrid, Milan et l’AS Monaco. De nombreux joueurs passés par la NBA y évoluent. Toutes les équipes d’Euroleague ne disposent pas des mêmes budgets. La force de frappe financière est différente selon les équipes. Bien sûr, les meilleurs basketteurs préfèrent rejoindre le club qui va leur offrir le salaire le plus élevé. En 2022, les dix basketteurs d’Euroleague les mieux payés émargent entre 1 million et 5 millions d’euros par an.

La France rattrape son retard dans l’élite

Pendant longtemps, la première division française a eu du mal à attirer de forts talents. Avec la hausse significative des budgets des locomotives que sont LDLC ASVEL et Monaco, ainsi que l’arrivée de Paris dans l’élite, cette époque est révolue. Les équipes de l’Hexagone peuvent rivaliser sportivement et financièrement avec des formations d’Euroleague. A l’ASM, l’américain Mike James touchera entre 2021 et 2022 un salaire à 7 chiffres. Un record absolu dans le championnat de France.

Dans les divisions inférieures, c’est loin d’être l’abondance financière. Les clubs de Pro B proposent des rémunérations confortables mais insuffisantes pour ensuite espérer vivre sans travailler après 40 ans. Le salaire moyen y est estimé aux alentours de 4 500 euros par mois. De manière globale, les joueurs de banc obtiennent une rémunération deux à trois fois inférieure par rapport à ceux qui s’en sortent le mieux. Les meilleurs éléments sont payés légèrement en dessous des 10 000 euros mensuels.

En NM1, les têtes d’affiche atteignent jusqu’à 6 000 euros par mois. La majorité des joueurs sont beaucoup moins bien lotis. Un bon joueur de troisième division française peut espérer gagner entre 2500 et 4000 euros mensuels. En outre, de jeunes joueurs sont embauchés avec des contrats précaires.

En NM2, championnat semi-professionnel, les divergences entre les athlètes sont nombreuses. Dans certaines équipes, tous les joueurs sont payés « normalement ». Ceux là vivent à 100% du basket. Dans d’autres, seuls un ou deux éléments, souvent des basketteurs étrangers, sont rémunérés pour jouer au basket-ball à temps plein. Une partie non-négligeable des joueurs évoluant en Nationale 2 dispose d’un emploi à côté de leur pratique du basket. Des indemnités de frais kilométriques ou des primes de victoire peuvent leur être versés. Dans cette situation, le basket représente alors pour eux un complément de revenus.