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Les cinq basketteurs franco-américains ayant joué en NBA

En 2021, plus du tiers des basketteurs NBA viennent du reste du Monde. Voici les cinq basketteurs franco-américains ayant joué en NBA.

Mis à jour le 29 août 2026

Les basketteurs non-américains ont longtemps été sous-estimés par les franchises NBA. Il y a 20 ans, la Grande Ligue était composée à plus de 95% d’états-uniens. En 2024, plus du tiers des basketteurs NBA viennent du reste du Monde. Parmi eux, certains possèdent tout de même une double nationalité en lien avec les USA. Voici les cinq basketteurs franco-américains ayant joué en NBA :

Tony Parker

Tony Parker est né en Belgique d’un papa américain et d’une maman néerlandaise. A la naissance, il n’avait donc a priori aucune raison de disposer de la nationalité française. Cependant, le célèbre meneur de jeu a été élevé et a grandi dans l’Hexagone avec ses deux autres frères. Ces derniers ont d’ailleurs vu le jour en France. Toutes ces raisons ont conduit le meilleur basketteur français de tous les temps à demander sa naturalisation. La suite de l’histoire, on la connaît. « TP » remporta le titre de champion d’Europe en 2000 avec les Bleuets. Puis, il fût drafté en NBA par les San Antonio Spurs. Parker remporta quatre titres de champion et aura été All-Star à six reprises.

A une époque où les basketteurs européens étaient une denrée rare en NBA, il a ouvert la voie à d’autres compatriotes. Beaucoup de basketteurs qui sont aujourd’hui professionnels se sont inspirés de son parcours. Parmi eux, on pourra citer Frank Ntilikina, Théo Maledon ou Killian Hayes par exemple.

Joakim Noah

Deuxième français de l’Histoire à avoir été sélectionné au NBA All-Star Game, Joakim Noah est le fils du célèbre tennisman et chanteur. A l’image de Tony Parker, il a lui aussi plus de deux nationalités. Né à New York de l’union d’un père français et d’une mère suédoise, « Jooks » possède la triple nationalité. Et contrairement aux autres basketteurs franco-américains ayant intégrés la NBA, il a suivi un parcours de formation différent. S’il a brièvement évolué à Levallois dans la catégorie benjamins, c’est à l’école américaine que Joakim Noah a été formé.

Joakim Noah était une star du basket universitaire américain avant de rejoindre la NBA. L’ancien pivot des Florida Gators a remporté le championnat NCAA deux années de suite. Ce qui constitue un véritable exploit ! La première année du titre, il a même été sacré meilleur joueur de la finale.

En NBA, Noah a été élu défenseur de l’année en 2014. Malgré le fait qu’il n’aura pas soulevé le trophée Larry O’Brien, il restera un joueur de légende au sein des Chicago Bulls.

Killian Hayes

Français drafté le plus haut dans l’Histoire de la draft NBA, Killian Hayes est un surdoué. Le goût du basket lui a été transmis dans les gênes. Il faut dire que son père, DeRon Hayes, est un américain ayant exercé la profession de basketteur professionnel. Ancien joueur majeur de Cholet, l’intéressé y a rencontré la maman de Killian, Sandrine Demiannay. Né en 2001 dans le même hôpital que son paternel aux USA, l’actuel joueur des Detroit Pistons a néanmoins été exclusivement à l’école en France. Cependant, en grandissant, il passait ses vacances d’été au pays de son père. Hayes dispose de la double culture française et américaine.

Fait rare dans l’univers du sport pro, Killian Hayes a fait toutes ses classes dans le même club jusqu’à devenir professionnel. Et ce, de ses 6 à 18 ans. Formé dans les Mauges, qui possèdent l’un des meilleurs clubs formateurs de l’Hexagone, l’arrière gaucher a ensuite fait un saut d’un an par l’Allemagne avant de rejoindre la prestigieuse NBA.

William Howard

William Howard est le fils de l’américain Skip Howard, ancien top scoreur de l’élite championnat de France. Son union avec Sylvaine Grenier aura donné naissance à l’actuel joueur de LDLC ASVEL. Au delà du lien du sang le connectant aux États-Unis, William aura brièvement vécu au pays de l’Oncle Sam. S’il a majoritairement évolué en France pour sa carrière de basketteur, le natif de Montbrison a effectué la saison 2011/2012 à la New Hope Academy de Landover Hills dans l’espoir d’intégrer par la suite une université américaine pour évoluer en NCAA. Finalement, Howard reviendra dans l’Hexagone où il passera pro avec Gravelines-Dunkerque. Ce n’est que plusieurs années plus tard, en 2019 plus précisément, que l’ailier franco-américain retenta sa chance aux États-Unis. Et cette fois-ci, pour vivre le rêve américain de tout basketteur !

Pour fouler les parquets NBA en match officiel, William Howard a dû passer par les chemins de traverse. D’abord, un mini-camp d’entraînements à Salt Lake City. Cet évènement lui a ouvert les portes du training camp de pré-saison du Utah Jazz. Non-retenu dans l’effectif final, l’international français a été envoyé en G-League avec l’équipe affiliée au Jazz. Après deux mois dans l’anti-chambre, les Houston Rockets lui ont proposé un « two-ways contract ». À cet effet, Howard aura eu l’occasion d’entrer en jeu lors de deux matchs NBA. Malheureusement, ses performances n’ont pas convaincu les dirigeants d’une franchise de lui faire signer un contrat garanti.

Jaylen Hoard

Voilà un autre joueur NBA disposant de la double nationalité, française et américaine. Jaylen Hoard baigne dans le milieu de la balle orange depuis qu’il est tout petit. Son père américain et sa mère française ont tous les deux été athlètes professionnels. En outre, son parrain James Wade est le head coach du Chicago Sky en WNBA. Né au Havre, l’aîné des enfants Hoard a grandi en France. Passé par l’Insep, il fait partie des meilleurs basketteurs français de sa génération. Avec les équipes de France de jeunes, ce poste 3/4 athlétique s’est montré dominant.

Dans l’optique d’intégrer la NBA, Jaylen a ensuite tenté l’aventure américaine à partir du lycée. Après deux ans de high school à la Wesleyan Christian Academy, il s’est engagé avec l’université de Wake Forest. Douze mois plus tard, le franco-américain devenait un joueur des Portland TrailBlazers. Aujourd’hui, sa place en NBA n’est pas garantie à 100%. Cependant, Jaylen Hoard a de bonnes chances de faire partie d’une équipe la saison prochaine.

Les cinq basketteurs franco-américains ayant joué en NBA

La France est aujourd'hui l'une des nations les plus représentées en NBA, mais certains de ses joueurs partagent une particularité : la double nationalité franco-américaine. Souvent nés d'un parent américain — fréquemment un basketteur venu jouer dans le championnat de France — et d'un parent français, ces joueurs incarnent un pont culturel entre les deux pays. Voici cinq basketteurs franco-américains authentiques ayant fait leurs armes en NBA, du plus emblématique au plus discret.

1. Tony Parker

Impossible de commencer autrement que par la plus grande réussite française de l'histoire de la NBA. William Anthony « Tony » Parker est né le 17 mai 1982 à Bruges, en Belgique, d'un père américain, Tony Parker senior, ancien basketteur passé par l'université Loyola de Chicago avant de faire carrière en Europe. Élevé en France, celui que l'on surnomme « TP » possède bien la double culture franco-américaine.

Meneur d'exception, Parker a également porté l'équipe de France vers son unique titre de champion d'Europe en 2013, symbole ultime de son attachement au maillot bleu.

2. Joakim Noah

Fils d'une légende, Joakim Noah est né le 25 février 1985 à Manhattan, New York. Son père n'est autre que Yannick Noah, star française du tennis, vainqueur de Roland-Garros en 1983 et devenu chanteur à succès. Sa mère, Cécilia Rodhe, est une ancienne Miss Suède, ce qui confère à Joakim une triple culture. Né américain et français par filiation, il incarne pleinement le profil franco-américain.

Pivot au jeu de passe hors norme et au tempérament de feu, Noah a longtemps été le cœur défensif et l'âme des Bulls, avant de défendre lui aussi les couleurs de l'équipe de France.

3. Killian Hayes

Représentant de la nouvelle génération, Killian Hayes est né le 27 juillet 2001 à Lakeland, en Floride. Son père, DeRon Hayes, est un ancien basketteur américain venu poursuivre sa carrière en France, où il a rencontré la mère française de Killian. Le jeune meneur a grandi en France et s'est formé au club de Cholet, dans la région des Mauges.

Fait notable : avant la draft, Killian Hayes a bénéficié des conseils d'un certain Tony Parker, autre franco-américain au parcours similaire, preuve de la transmission entre générations.

4. William Howard

Moins médiatisé mais tout aussi légitime, William Howard est né le 25 octobre 1993 à Montbrison, en France. Il est le fils de Skip Howard, un Américain, et de Sylvaine Grenier, une Française. Ailier polyvalent, il s'est fait un nom dans le championnat de France avant de tenter l'aventure américaine.

Son parcours illustre la réalité de nombreux joueurs franco-américains : un passage éphémère mais bien réel dans la plus grande ligue du monde, souvent via les contrats hybrides reliant NBA et G-League.

5. Jaylen Hoard

Pour compléter ce quintet, citons Jaylen Hoard, né le 30 mars 1999 au Havre, en France. Ses deux parents étaient des basketteurs professionnels : un père américain, passé par l'université de Murray State avant une longue carrière à l'étranger, et une mère française, ancienne joueuse universitaire à Washington et internationale tricolore lors du Mondial 1994. Le basket coule donc dans ses veines des deux côtés de l'Atlantique.

Une passerelle entre deux nations du basket

De Tony Parker, quadruple champion NBA, à Jaylen Hoard, ces cinq basketteurs franco-américains partagent une histoire commune faite de double héritage. Beaucoup doivent leur naissance à un père américain venu jouer en France, un scénario qui se répète de génération en génération. À l'heure où le basket français n'a jamais compté autant de représentants outre-Atlantique, ces profils rappellent que la relation entre la France et les États-Unis, sur les parquets, est une longue et fructueuse histoire de famille.

D'autres profils à la double culture

Ce quintet n'épuise pas la longue histoire des joueurs à la double culture franco-américaine. D'autres internationaux tricolores, nés ou formés en partie aux États-Unis, ont côtoyé la NBA ou son antichambre, prolongeant une tradition née des nombreux basketteurs américains venus faire carrière dans le championnat de France. De ces unions sont nés des enfants biculturels qui, une fois adultes, ont bouclé la boucle en rejoignant la ligue nord-américaine. Ce va-et-vient permanent entre les deux pays illustre à quel point le basket est devenu un langage commun, où les frontières comptent moins que la passion transmise en héritage.