Les basketteurs non-américains ont longtemps été sous-estimés par les franchises NBA. Il y a 20 ans, la Grande Ligue était composée à plus de 95% d’états-uniens. En 2021, plus du tiers des basketteurs NBA viennent du reste du Monde. Parmi eux, certains possèdent tout de même une double nationalité en lien avec les USA. Voici les cinq basketteurs franco-américains ayant joué en NBA :

Tony Parker

Tony Parker est né en Belgique d’un papa américain et d’une maman néerlandaise. A la naissance, il n’avait donc a priori aucune raison de disposer de la nationalité française. Cependant, le célèbre meneur de jeu a été élevé et a grandi dans l’Hexagone avec ses deux autres frères. Ces derniers ont d’ailleurs vu le jour en France. Toutes ces raisons ont conduit le meilleur basketteur français de tous les temps à demander sa naturalisation. La suite de l’histoire, on la connaît. « TP » remporta le titre de champion d’Europe en 2000 avec les Bleuets. Puis, il fût drafté en NBA par les San Antonio Spurs. Parker remporta quatre titres de champion et aura été All-Star à six reprises.

A une époque où les basketteurs européens étaient une denrée rare en NBA, il a ouvert la voie à d’autres compatriotes. Beaucoup de basketteurs qui sont aujourd’hui professionnels se sont inspirés de son parcours. Parmi eux, on pourra citer Frank Ntilikina, Théo Maledon ou Killian Hayes par exemple.

Joakim Noah

Deuxième français de l’Histoire à avoir été sélectionné au NBA All-Star Game, Joakim Noah est le fils du célèbre tennisman et chanteur. A l’image de Tony Parker, il a lui aussi plus de deux nationalités. Né à New York de l’union d’un père français et d’une mère suédoise, « Jooks » possède la triple nationalité. Et contrairement aux autres basketteurs franco-américains ayant intégrés la NBA, il a suivi un parcours de formation différent. S’il a brièvement évolué à Levallois dans la catégorie benjamins, c’est à l’école américaine que Joakim Noah a été formé.

Joakim Noah était une star du basket universitaire américain avant de rejoindre la NBA. L’ancien pivot des Florida Gators a remporté le championnat NCAA deux années de suite. Ce qui constitue un véritable exploit ! La première année du titre, il a même été sacré meilleur joueur de la finale.

En NBA, Noah a été élu défenseur de l’année en 2014. Malgré le fait qu’il n’aura pas soulevé le trophée Larry O’Brien, il restera un joueur de légende au sein des Chicago Bulls.

Killian Hayes

Français drafté le plus haut dans l’Histoire de la draft NBA, Killian Hayes est un surdoué. Le goût du basket lui a été transmis dans les gênes. Il faut dire que son père, DeRon Hayes, est un américain ayant exercé la profession de basketteur professionnel. Ancien joueur majeur de Cholet, l’intéressé y a rencontré la maman de Killian, Sandrine Demiannay. Né en 2001 dans le même hôpital que son paternel aux USA, l’actuel joueur des Detroit Pistons a néanmoins été exclusivement à l’école en France. Cependant, en grandissant, il passait ses vacances d’été au pays de son père. Hayes dispose de la double culture française et américaine.

Fait rare dans l’univers du sport pro, Killian Hayes a fait toutes ses classes dans le même club jusqu’à devenir professionnel. Et ce, de ses 6 à 18 ans. Formé dans les Mauges, qui possèdent l’un des meilleurs clubs formateurs de l’Hexagone, l’arrière gaucher a ensuite fait un saut d’un an par l’Allemagne avant de rejoindre la prestigieuse NBA.

William Howard

William Howard est le fils de l’américain Skip Howard, ancien top scoreur de l’élite championnat de France. Son union avec Sylvaine Grenier aura donné naissance à l’actuel joueur de LDLC ASVEL. Au delà du lien du sang le connectant aux États-Unis, William aura brièvement vécu au pays de l’Oncle Sam. S’il a majoritairement évolué en France pour sa carrière de basketteur, le natif de Montbrison a effectué la saison 2011/2012 à la New Hope Academy de Landover Hills dans l’espoir d’intégrer par la suite une université américaine pour évoluer en NCAA. Finalement, Howard reviendra dans l’Hexagone où il passera pro avec Gravelines-Dunkerque. Ce n’est que plusieurs années plus tard, en 2019 plus précisément, que l’ailier franco-américain retenta sa chance aux États-Unis. Et cette fois-ci, pour vivre le rêve américain de tout basketteur !

Pour fouler les parquets NBA en match officiel, William Howard a dû passer par les chemins de traverse. D’abord, un mini-camp d’entraînements à Salt Lake City. Cet évènement lui a ouvert les portes du training camp de pré-saison du Utah Jazz. Non-retenu dans l’effectif final, l’international français a été envoyé en G-League avec l’équipe affiliée au Jazz. Après deux mois dans l’anti-chambre, les Houston Rockets lui ont proposé un « two-ways contract ». À cet effet, Howard aura eu l’occasion d’entrer en jeu lors de deux matchs NBA. Malheureusement, ses performances n’ont pas convaincu les dirigeants d’une franchise de lui faire signer un contrat garanti.

Jaylen Hoard

Voilà un autre joueur NBA disposant de la double nationalité, française et américaine. Jaylen Hoard baigne dans le milieu de la balle orange depuis qu’il est tout petit. Son père américain et sa mère française ont tous les deux été athlètes professionnels. En outre, son parrain James Wade est le head coach du Chicago Sky en WNBA. Né au Havre, l’aîné des enfants Hoard a grandi en France. Passé par l’Insep, il fait partie des meilleurs basketteurs français de sa génération. Avec les équipes de France de jeunes, ce poste 3/4 athlétique s’est montré dominant.

Dans l’optique d’intégrer la NBA, Jaylen a ensuite tenté l’aventure américaine à partir du lycée. Après deux ans de high school à la Wesleyan Christian Academy, il s’est engagé avec l’université de Wake Forest. Douze mois plus tard, le franco-américain devenait un joueur des Portland TrailBlazers. Aujourd’hui, sa place en NBA n’est pas garantie à 100%. Cependant, Jaylen Hoard a de bonnes chances de faire partie d’une équipe la saison prochaine.