Le meilleur championnat de basket-ball au Monde a changé des centaines de destinés. La vie de tout individu est impactée quand il intègre cet univers magique. Voici les trajectoires de joueurs les plus folles :
Alfonzo McKinnie
De la deuxième division luxembourgeoise à la NBA, il n’y qu’un pas. C’est le chemin extraordinaire qu’a emprunté Alfonzo McKinnie. Alors qu’il évoluait dans une obscure compétition semi-professionnelle en Europe, l’ailier américain a signé deux ans plus tard son premier contrat NBA avec les Toronto Raptors. Entre temps, il a évolué en G-League. A l’époque, il avait même payé 175 dollars de sa poche pour participer à une détection ! S’en sont suivies des expériences avec les Golden State Warriors, les Cleveland Cavaliers et les Los Angeles Lakers. Même si son rôle était mineur au sein de ces équipes, son parcours force le respect. Son incroyable histoire ne s’arrête pas là. Le natif de Chicago a réalisé son rêve d’enfant en signant deux piges de dix jours, puis un contrat garanti jusqu’à la fin de la saison actuelle avec les Bulls. Il s’agit d’un véritable comte de fée !
Isaiah Thomas
Du haut de ses 175 centimètres, Isaiah Thomas ressemble à une anomalie dans l’univers de la NBA. Mesurer plus de 2 mètres est quasiment la norme dans ce championnat. C’est l’un des plus petits joueurs de NBA par la taille. Ce petit gabarit, poids plume, s’est fait une place dans la cour des grands. Pourtant, au départ, c’était très loin d’être gagné. Dernier choix de la draft 2011, l’intéressé a été jusqu’à participer au All-Star Game. Ses qualités de scoreur lui ont fait connaître beaucoup de succès… Mais aussi des désillusions. Trimballé d’une équipe à une autre depuis 2017, Isaiah Thomas avait fini par perdre sa place en NBA.
Prêt à tout pour retrouver le prestige de la Grande Ligue, ce véritable amoureux du basket a été jusqu’à disputer des matchs des qualifications pour la coupe du Monde 2023 avec l’équipe R de Team USA afin de se mettre en évidence. Quelques semaines plus tard, un carton plein en G-League et l’indisponibilité de joueurs touchés par la covid auront suffi pour lui offrir une opportunité de retrouver les parquets NBA. Il attendait ça depuis tellement longtemps ! Malheureusement pour lui, les Los Angeles Lakers l’ont finalement libéré après une poignée de matchs. L’Histoire ne pouvait pas s’arrêter ainsi. Sa bonne étoile est intervenue. Les Dallas Mavericks l’ont récupéré, et on attend avec impatience de connaître la suite de son véritable parcours du combattant…
Jimmy Butler
Comme beaucoup de joueurs NBA, Jimmy Butler a connu une enfance très difficile. Il a grandi dans des quartiers pauvres, avec un contexte familial compliqué. Son père a quitté le foyer peu après sa naissance. Sa mère l’a renvoyé de chez elle alors qu’il n’était qu’adolescent. Son histoire est l’une des plus folles en NBA.
L’actuelle vedette du Miami Heat s’est appuyée sur son horrible passé et ses échecs pour se construire une mentalité en acier. Butler a redoublé d’efforts au quotidien afin de devenir le meilleur basketteur et homme possible. Il n’est pas entré en NBA avec un statut de joueur star. Loin de là. Il a du cravacher pour se faire sa place. Et donc grimper les échelons ! A force de travail acharné et de détermination, Jimmy Butler est devenu l’un des vingt-cinq meilleurs joueurs NBA. C’est un véritable chien de garde en défense. Offensivement, on ne présente plus ses qualités. Son intensité des deux côtés du terrain est remarquable. Son impact est énorme dans une équipe.
Nikola Jokic
Longtemps snobés en NBA, les basketteurs européens et plus globalement internationaux occupent désormais une place de choix dans la Grande Ligue. Ils sont de plus en plus nombreux chaque année… même s’ils n’ont pas encore dépassés le nombre de basketteurs américains en NBA !
En dehors des États-Unis, les meilleurs potentiels du Monde sont repérés de plus en plus tôt. On les appelle les prospects NBA. Adolescent, Nikola Jokic n’en était pas vraiment un. Bien qu’il aimait le basket, la superstar des Nuggets était obèse. Son physique n’était clairement pas celui d’un athlète. Une anecdote relève bien du manque de professionnalisme durant ses jeunes années. Avant de devenir une star NBA, Jokic ingurgitait pas moins de deux litres de Coca-Cola par jour. Autant dire que son hygiène de vie était désastreuse. Une alimentation adaptée est nécessaire pour réaliser une carrière de basketteur pro au plus haut niveau.
Personne, probablement à part lui-même et ses proches, ne pouvait imaginer une telle trajectoire. Le natif de Sombor a débarqué en NBA un an après sa sélection au deuxième tour de la draft. Son impact a presque été immédiat. Cinq années plus tard, il était élu meilleur joueur du Monde !
Les trajectoires les plus folles de l'histoire de la NBA
La NBA n'est pas seulement un théâtre de talents précoces adoubés dès leur adolescence. Elle est aussi le décor de parcours improbables, où des joueurs ignorés, moqués ou relégués au fond des Drafts ont fini par bouleverser la hiérarchie. Ces trajectoires nourrissent la légende de la ligue et rappellent que le basket réserve toujours des surprises. Voici quelques-uns des itinéraires les plus stupéfiants que la NBA ait connus.
Nikola Jokic, du 41e choix au triple MVP
Difficile d'imaginer histoire plus folle que celle de Nikola Jokic. Sélectionné au 41e rang de la Draft 2014 par les Denver Nuggets, le Serbe a raconté qu'il n'était même pas éveillé au moment où son nom a été appelé : il dormait, et c'est son frère qui l'a réveillé au téléphone. Longtemps considéré comme un pari incertain, jugé trop lent et pas assez athlétique, Jokic est devenu l'un des joueurs les plus dominants de sa génération. Triple MVP, champion NBA, il a redéfini le poste de pivot par sa vision et son intelligence de jeu, incarnant la revanche ultime des joueurs sous-estimés.
Giannis Antetokounmpo, de la débrouille à Athènes au sommet
Avant de devenir une superstar, Giannis Antetokounmpo vendait des lunettes et de menus objets dans les rues d'Athènes pour aider sa famille, issue de l'immigration nigériane en Grèce. Drafté au 15e rang en 2013 par Milwaukee, l'échalas grec était un immense pari. Quelques années plus tard, il devenait double MVP, champion NBA et MVP des Finales. Son ascension, de la précarité à la gloire, symbolise le rêve américain revisité par le basket mondial.
Manu Ginobili, le trésor caché du 57e choix
Choisi tout en bas de la Draft 1999, au 57e rang, l'Argentin Manu Ginobili a été l'un des plus grands larcins de l'histoire du recrutement NBA. Devenu pièce maîtresse de la dynastie des San Antonio Spurs, quadruple champion, il a inventé une manière de jouer faite d'audace et de créativité qui a inspiré des générations. Son parcours prouve qu'un rang de Draft ne dit rien du plafond réel d'un compétiteur.
Jeremy Lin et la « Linsanity »
Non drafté, sorti de la prestigieuse université Harvard mais ignoré par les recruteurs, Jeremy Lin était au bord de quitter la NBA lorsqu'il a saisi sa chance avec les New York Knicks en 2012. En quelques semaines, il a déclenché un phénomène planétaire baptisé « Linsanity », enchaînant les performances spectaculaires et remplissant les salles. Ce moment reste l'un des plus improbables de l'histoire moderne de la ligue.
Draymond Green et Fred VanVleet, les seconds couteaux devenus champions
Draymond Green, choisi au 35e rang en 2012, est devenu le cerveau défensif des Golden State Warriors et l'un des artisans majeurs de plusieurs titres. Son intelligence tactique et son leadership ont compensé un profil physique jugé banal à sa sortie. Fred VanVleet, lui, n'a même pas été drafté : parti de rien, il a gagné un titre avec les Toronto Raptors, inscrit 54 points dans un match et signé l'un des plus gros contrats jamais accordés à un joueur non drafté. Ces récits rappellent que la persévérance paie souvent plus que le statut initial.
D'autres pépites longtemps ignorées
La liste des joueurs sous-cotés devenus incontournables est longue et illustre la difficulté d'évaluer le potentiel humain.
- Marc Gasol, choisi au second tour, devenu Défenseur de l'année et champion NBA.
- Kyle Korver, sélectionné au 51e rang, l'un des meilleurs shooteurs de l'histoire.
- DeAndre Jordan, tombé au second tour, devenu un pivot All-Star dominant au rebond.
- Lou Williams, éternel remplaçant de luxe et recordman de points en sortie de banc.
- Paul Millsap, choisi tardivement et devenu multiple All-Star.
Ce que ces parcours nous enseignent
Quand le contexte fait le champion
Ces histoires rappellent aussi le rôle décisif du contexte. Un joueur ignoré dans une franchise peut exploser dans une autre, mieux adaptée à ses qualités. Le système de jeu, la confiance accordée par un entraîneur, la présence d'un mentor dans le vestiaire ou une blessure qui libère du temps de jeu : autant de facteurs qui transforment un espoir incertain en révélation. Nikola Jokic a bénéficié de la patience de Denver, Manu Ginobili de la culture d'excellence des Spurs, Jeremy Lin d'une opportunité saisie au moment où sa carrière vacillait. Le talent seul ne suffit jamais ; il lui faut un terrain fertile pour s'épanouir.
Ces parcours nourrissent enfin une part essentielle de la mythologie NBA : celle de l'outsider qui déjoue tous les pronostics. Ils entretiennent l'idée que la ligue reste un espace où le mérite peut renverser la hiérarchie établie, où un jeune inconnu venu de l'autre bout du monde peut, à force de travail, se hisser au sommet. C'est cette promesse, plus que toute autre, qui fait vibrer les supporters et qui pousse des milliers de jeunes à croire en leur chance.
Ces trajectoires folles ont un point commun : elles reposent sur un mélange de travail obsessionnel, de confiance en soi et d'opportunités saisies au bon moment. Elles rappellent aux franchises que les évaluations de jeunesse comportent toujours une part d'incertitude, et aux jeunes joueurs qu'aucune porte n'est définitivement fermée. Dans une ligue de plus en plus mondialisée, où les talents surgissent de tous les continents, ces histoires nourrissent l'espoir et entretiennent la magie du basket. Elles expliquent aussi pourquoi chaque Draft est scrutée avec autant d'attention : personne ne veut passer à côté du prochain Jokic endormi le soir de son grand rendez-vous.