Bouna Ndiaye, l'agent sportif numéro 1.
© Alan Le Bolloch / bolloch.com

Portrait : Bouna Ndiaye, l’agent de tous les records

Table des matières

🖊️ En manque d’inspiration pour créer des contenus de qualité (articles de blog, e-mails, etc.) ?

🤖 Testez gratuitement la puissance de l’IA avec l’outil Mark pendant 7 jours !

Co-fondateur de l’agence Comsport, Bouna Ndiaye a établi plusieurs records dans l’univers des agents sportifs. Sa plus grande performance ? La négociation du plus haut salaire de l’Histoire pour un sportif français. Parmi ses autres exploits, il y a aussi le nombre de basketteurs francophones envoyés en NBA. On en recense près d’une vingtaine depuis 2004.

Ces dix-huit dernières années n’ont pas été de tout repos pour Bouna Ndiaye et son associé Jérémy Medjana. En cours de route, un redressement judiciaire a failli mettre prématurément un terme à leur aventure commune. Cependant, elles auront permis aux deux hommes de devenir multi-millionnaires. Mais surtout de faire de leur vie un rêve éveillé. En 2022, le duo s’approche d’un nouveau record. Celui du milliard de dollars négociés pour l’ensemble de leurs clients.

Le milliard d’euros de contrats signés en ligne de mire

Depuis ses débuts en 1995, l’agent de joueurs Bouna Ndiaye se rapproche de la barre symbolique du milliard d’euros négociés. A lui seul, Rudy Gobert représente près d’un tiers de ce montant. Le triple All-Star et meilleur défenseur de la NBA a pulvérisé tous les records pour un sportif tricolore. Au delà du sport, c’est assurément l’un des salariés français les mieux payés sur la planète. S’il exerce sa player option en 2025, le pivot du Utah Jazz aura touché pas moins de 308 millions de dollars en salaires NBA depuis son arrivée aux États-Unis. A ce montant astronomique, il faut ajouter les 180 millions de billets verts engrangés par Nicolas Batum. Sans oublier les 83 millions de gains de Ian Mahinmi. Mais aussi les 164 millions de dollars négociés pour Evan Fournier. A eux quatre, ils accumulent 735 millions de dollars. Ce qui représente environ 665 millions d’euros.

Au delà de ce quatuor, plusieurs autres dizaines de millions de dollars de contrats au total ont été signés en NBA par des clients de Comsport. Il y a eu le belge Didier Mbenga, les sénégalais Boniface Ndong et Mouhamed Saer Sene. Également l’américain Dominic McGuire, le suisse Clint Capela, le russe Timofeï Mozgov. Mais aussi les français Yakhouba Diawara, Rodrigue Beaubois, Alexis Ajinça, Kevin Séraphin, Mickaël Gelabale, Sekou Doumbouya, Vincent Poirier ou encore Frank Ntilikina.

A cette prestigieuse liste, pourraient s’ajouter prochainement Jaylen Hoard et Petr Cornelie. Ces derniers vivotent actuellement entre la NBA et la G-League. Drafté en 2021, Juhann Begarin devrait rejoindre les Boston Celtics à la rentrée 2022. Ismael Kamagate, son coéquipier au Paris Basketball, pourrait également jouer en NBA dès la saison prochaine. De même que Hugo Besson, prospect qui cartonne dans le championnat australien. Surtout, l’arrivée de Victor Wembanyama en NBA pourrait, à terme, propulser Bouna Ndiaye et Jérémy Medjana dans une autre sphère. S’il devient numéro 1 de la draft 2023 ainsi qu’une superstar du basket américain, le prodige de l’Asvel pourrait dépasser les émoluments actuels de Rudy Gobert à partir de 2027.

Au total, Comsport compte à ce jour plus de 90 clients. Certes, tous ne sont pas millionnaires. Mais beaucoup sont représentés par le duo d’agents depuis de nombreuses saisons. Et ils ont accumulé au fil des années des gains conséquents qui viennent grossir les chiffres de l’agence.

Bouna Ndiaye, l’agent numéro 1 du sport français

Dans l’Hexagone, Bouna Ndiaye est l’agent le plus influent du basket français aux côtés de son associé Jérémy Medjana. Ils représentent conjointement la moitié des basketteurs de l’équipe de France. Ils gèrent également les intérêts sportifs des meilleurs athlètes français évoluant en NBA. Ce sont d’ailleurs ces derniers qui leur ont permis de changer de dimension. Nicolas Batum d’abord, puis Evan Fournier et surtout Rudy Gobert ont fait de Bouna Ndiaye et de Comsport des cadors dans la représentation de sportifs professionnels. En termes de chiffre d’affaires négociés depuis leur existence, aucune société française d’agent de joueurs ne fait mieux. Et ce, tous sports confondus.

Au delà de nos frontières, Comsport est également une agence sportive qui compte. Aucune entreprise non-américaine ne la dépasse au niveau de la représentation de basketteurs. Installé à Dallas depuis 2007, Bouna Ndiaye est également le seul agent français à gérer ses clients NBA en direct, sans partenaire américain. C’est assurément une personnalité qui compte dans le paysage du basket mondial.

Un pied dans le football

Homme de défis et de challenges, Bouna Ndiaye ne se contente pas d’être le meilleur dans son domaine de prédilection : la gestion de carrière de basketteurs élite. Il l’a répété à plusieurs reprises dans les médias. Le métier d’agent sportif est selon lui le même, peu importe la discipline sportive. Ainsi, le natif de Gambie a également passé et obtenu sa licence d’agent dans le football. Avant de se reconcentrer à 99% sur ses clients évoluant dans le basket, Ndiaye s’est implanté dans le milieu du ballon rond. Ainsi, il est parvenu à placer une poignée de footballeurs en Ligue 1. Ses joueurs représentés évoluaient alors à Nantes, Lens, Marseille, Lorient ou encore Lille. Le co-gérant de Comsport a aussi été impliqué dans plusieurs transferts en Bundesliga (Allemagne) et en Premier League (Angleterre). Ces placements l’ont rapproché un peu plus du milliard d’euros de contrats négociés.

Bouna Ndiaye y consacre aujourd’hui beaucoup moins de temps. Mais il n’a pas délaissé à 100% cette seconde passion. L’un de ses poulains, Jonathan Kebé, représente aujourd’hui quelques unes des pointures du foot français. Parmi elles, Aurélien Tchouameni et Jules Koundé. S’il le souhaite, l’agent numéro 1 du basket français pourrait refaire surface dans le foot. Dans un Monde où les plus grosses agences sportives ne se concentrent plus que sur une seule discipline, cela n’a rien d’impossible…