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A une époque où on assiste plus que jamais à une internationalisation de la NBA et de ses stars, les prédécesseurs de la nouvelle génération n’ont pas tous été des réussites lors de leur(s) expérience(s) dans la Grande Ligue. Le jeu, la culture et la mentalité américaine, bien spécifiques, ne conviennent pas à tout le monde. Voici cinq basketteurs venus du Vieux Continent qui n’ont jamais réellement réussi à s’imposer au pays de l’Oncle Sam.

Miloš Teodosić

Elu joueur européen de l’année 2010 par la FIBA, sacré MVP de l’Euroleague la même année, le génial maître à jouer serbe est un basketteur d’exception. Miloš Teodosić a pendant longtemps fait partie des joueurs les plus respectés et convoités sur le Vieux Continent. Pratiquement toutes les équipes parmi lesquelles il est passé ont joué les premiers rôles au plus haut niveau, à l’image de l’Olympiakos en Grèce et du CSKA Moscou en Russie. Avec la sélection nationale de la Serbie, il a dominé le Vieux Continent avec sa génération en remportant la médaille d’Or dans toutes les catégories de jeunes (U16, U18 et U20) du championnat d’Europe.

Dans l’univers des adultes, il a gagné la médaille d’Argent dans les trois compétitions internationales majeures (championnat d’Europe, championnat du Monde et Jeux Olympiques) disputées avec son pays. Non drafté, et après plusieurs appels de pieds de franchises, Teodosić a finalement rejoint la NBA en 2017. Direction les Clippers de Los Angeles, qui lui ont offert un joli contrat d’un montant de 12 millions sur deux ans.

Cependant, après un premier exercice mi-figue mi-raisin (il tournait à 9.5 points, 2.8 rebonds et 4.6 passes décisives en 25 minutes de temps de jeu en moyenne lors des 45 matchs de saison régulière qu’il a disputé), il fût rétrogradé dans la rotation à son poste puis coupé en cours de deuxième année où son temps de jeu a été divisé par deux et ses statistiques presque par trois. On peut dire que l’international serbe n’a jamais vraiment eu sa chance dans la Cité des Anges. A 33 ans, il évolue actuellement en Italie, à la Virtus Bologne.

Vassilis Spanoulis

Véritable superstar en Grèce, où il est vénéré comme un demi-Dieu, le triple vainqueur de l’Euroleague (2009, 2012 et 2013) et MVP du Final Four lors des trois sacres de son équipe est l’homme de deux clubs athéniens légendaires et ennemis : le Panathinaikos et l’Olympiakos.

Il aura porté les couleurs du premier nommé de 2005 à 2010 (avec un passage aux Houston Rockets lors de l’exercice 2006/2007), puis évolue sous le maillot des Reds depuis. Sa saison en NBA aura clairement été anecdotique et peut être qualifiée de gâchis (2.7 points à 32% de réussite dans le champs et 17% de réussite derrière l’arc, 0.7 rebond et 0.9 passe décisive en 9 minutes de temps de jeu en moyenne lors des 31 matchs auxquels il a pris part sur le terrain), comparé à son immense carrière réalisée sur le Vieux Continent. Son match en demi-finale de la coupe du Monde en 2006 face aux États-Unis restera dans les annales, et l’une des principales raisons pour lesquelles il a sauté le pas en NBA.

S’il a pris sa retraite internationale avec la Grèce en 2015, Vassilis Spanoulis est une légende toujours en activité puisqu’il foule encore les parquets de l’Euroleague à l’âge de 38 ans. Il s’agit néanmoins probablement de sa dernière danse.

Juan Carlos Navarro

Arrière légendaire du FC Barcelone, où il aura effectué la totalité de sa carrière en tant que basketteur professionnel à l’exception d’une pige d’une saison en NBA, le catalan d’origine n’a pas percé dans le championnat nord-américain en raison d’un choix personnel. De son propre aveu, la NBA ne l’intéressait pas plus que ça.

En intégrant la Grande Ligue, il voulait simplement se prouver à lui-même qu’il avait le niveau de jeu pour y évoluer. Drafté au deuxième tour en 2002 par les Washington Wizards, il rejoindra cinq ans plus tard les Memphis Grizzlies, où son compatriote et ami Pau Gasol était la star. A 27 ans, Navarro n’était pas un rookie comme les autres et ses performances très correctes (10.9 points, 2.6 rebonds et 2.2 passes décisives en 26 minutes de temps de jeu) lui ont valu une sélection en fin de saison dans le deuxième cinq majeur type des premières années.

La « Bomba » a réalisé une immense carrière en club et en sélection nationale avec l’Espagne. Ayant pratiquement tout raflé, Juan Carlos Navarro possède un palmarès long comme le bras. Il est désormais retraité des parquets depuis 2018.

Nando De Colo

Comme de nombreux autres prodiges formés à Cholet Basket (Mickaël Gelabale, Kévin Séraphin, Rodrigue Beaubois, Rudy Gobert et plus récemment Killian Hayes), le natif de Sainte-Catherine a été drafté en NBA et a goûté à la plus prestigieuse ligue de basket-ball au Monde. L’arrière international français a gagné des titres partout où il est passé sur le continent européen, et a bien failli soulever le trophée Larry O’Brien lors de ses deux années passées dans la Grande Ligue.

Malheureusement pour lui, les San Antonio Spurs avec qui il évoluait se sont inclinés 4 à 3 en finale face au Miami Heat lors de sa première saison. Puis, pour lui permettre d’acquérir plus de temps de jeu, la franchise texane l’a transféré aux Toronto Raptors en cours de saison suivante. C’était l’année du quatrième titre de champion NBA pour Tony Parker. Dans le Canada, la situation de De Colo ne se sera pas arrangée.

Après avoir pourtant évolué au sein de formations tournées vers le jeu international, l’ancien joueur de Valence a donc décidé d’un retour en Europe, au CSKA Moscou d’abord puis au Fenerbahce depuis 2019. Le 53ème choix de la draft 2009 a à nouveau régné, remportant entre autres l’Euroleague en 2016 et 2019 tout en étant élu meilleur joueur de la compétition la première année du sacre.

Sergio Rodríguez

Surnommé « El Chacho », le barbu espagnol est un peu le James Harden européen. A la différence près, et pas des moindres, que le natif des îles Canaries défend sur un terrain de basket-ball. Redoutable scoreur et passeur, sacré MVP de l’Euroleague en 2014 et vainqueur de la compétition européenne phare en 2015 et 2019, Sergio Rodríguez est également un élément majeur de la « Roja ». Avec la sélection nationale espagnole, il a raflé pas moins de sept médailles internationales entre 2006 et 2017.

L’intéressé a connu deux passages distincts en NBA : un premier de quatre saisons au début de sa carrière entre 2006 et 2010, puis un second en 2016 avec les Philadelphia 76ers en guise de challenge à la suite d’un triplé réalisé avec le Real Madrid. A chaque fois, Rodríguez n’y aura pas connu un rôle majeur dans des équipes moyennes, voire faibles. Après une expérience de deux ans au CSKA Moscou depuis son retour en Europe, il fait aujourd’hui le bonheur de Milan. Le club milanais est l’un des favoris pour remporter le championnat italien ainsi que l’Euroleague cette saison.