La jeune pépite franco-américaine Killian Hayes (1m95, 18 ans) est actuellement confinée avec ses parents à Lakeland, en Floride (USA). Et se prépare du mieux possible son entrée prochaine dans la plus prestigieuse compétition de basket-ball au Monde, la NBA. L’intéressé a annoncé le 27 mars dernier à travers les réseaux sociaux qu’il avait déposé son nom à la prochaine draft du championnat nord-américain. Le prodige formé et passé pro à Cholet Basket a effectivement décidé de faire le grand saut Outre-Atlantique. Et ce, après une saison concluante en Allemagne, du côté de Ulm.

Un futur lottery pick ?

Killian est projeté par les spécialistes dans le Top 15 de la prochaine grande messe annuelle du basket US. Il possède un avantage certain sur la majorité de ces concurrents de sa classe d’âge. Ces derniers n’ont en effet jamais quitté leur pays d’origine. De plus, Killian Hayes est doté de la double culture américaine et française. A l’image d’un certain Tony Parker avant lui. Ce jeune adulte aime se mettre en danger, ou a minima sortir de sa zone de confort. Une qualité qui plait forcément aux recruteurs de la NBA. Dance cette ligue, la confiance en soi est primordiale pour réussir et sortir du lot.

L’ancien élève du coach Erman Kunter a littéralement changé d’environnement l’été dernier en quittant son cocon choletais. Après avoir passé toute son enfance et adolescence dans les Mauges, il a découvert cette saison le championnat allemand et l’Eurocup (C2). Il y a vécu une expérience atypique et réussie (11.6 points, 3.1 rebonds, 5.3 passes décisives et 1.4 interception en 24 minutes de temps de jeu en moyenne par match) pour un jeune prospect français visant la NBA. Titulaire au sein d’une organisation bataillant pour une place en playoffs, ce meneur de jeu gaucher et très fort scoreur a montré de forts progrès réalisés tout au long de la saison dans différents secteurs de jeu.

Un ballon de basket dans les mains depuis la naissance

Fils de l’américain DeRon Hayes, ancien basketteur professionnel comptant plus de 25 saisons dans les jambes entre la France, les Etats-Unis, le Portugal, la Suède, l’Ukraine ou encore la Russie, et de Sandrine Demiannay (dont la famille est historiquement impliquée dans le basket), Killian Hayes profite logiquement et pleinement de l’expérience du haut-niveau de ses proches pour gravir les échelons à vitesse grand V. Et ainsi qu’éviter les erreurs de parcours. Son père est son principal conseiller et entraîneur personnel depuis ses premiers dribbles. Sans surprise, il a pris le soin de le façonner depuis son plus jeune âge.

« Il a toujours été à la salle et eu un ballon dans ses mains depuis qu’il est né. Partout où j’ai joué, il était avec moi », a récemment révélé DeRon, ancien étudiant athlète star à l’université de Penn State, au média Penn Live qui l’a interrogé au sujet de sa progéniture. Avant de poursuivre : « Il a joué toute sa vie face à des gars plus âgés que lui. Ca a débuté avec moi, avec des un contre un. Puis, lorsque nous revenions ici à Lakeland (ndlr : ville où la famille Hayes réside aux Etats-Unis) durant l’été, je le faisais affronter des lycéens alors qu’il n’avait que 10 ou 12 ans. Il a cette attitude de vainqueur, il veut travailler dur. Vous ne pouvez le bousculer qu’une seule fois. Parce qu’après ça, il va venir à vous ».

Une formation dans l’Hexagone

Formé en France, et plus particulièrement dans le club phare des Mauges avec lequel il a collectionné les distinctions individuelles et collectives avec précocité, Killian aurait très bien pu intégrer les meilleures institutions sportives et scolaires américaines au lycée puis à l’université… Cependant, après réflexions, le paternel a jugé qu’il serait plus bénéfique que son fiston poursuive son éducation et son cursus basket sur le Vieux Continent. Toujours au micro de Penn Live, il explique pourquoi :

« J’envisageai de revenir en Floride, mais j’ai ensuite vu comment la AAU fonctionnait. Les équipes sont composées d’une ou deux superstars, et de joueurs de rôle qui n’obtiennent pas la même opportunité que certains. Les gamins arrivent et pensent qu’ils sont vraiment quelque chose. Je ne voulais pas que Killian soit exposé à ça. Cela peut changer la mentalité d’un joueur. Ils arrêtent de travailler dur.

Je voulais qu’il soit dans une atmosphère où tout le monde se motive entre eux. Où ils peuvent tous être le meilleur possible. Je voulais qu’il maintienne cette attitude professionnelle. Les enfants en France sont humbles, ils travaillent très dur à un jeune âge. On leur apprend à respecter le jeu quand ils sont vraiment très jeunes. J’apprécie ce genre d’attitude, comparé à ce que j’ai vu aux Etats-Unis quand Killian avait environ 14 ou 15 ans. ».

Bien que possédant la double nationalité, Killian Hayes représente l’avenir du basket hexagonal en NBA. Après Antoine Rigaudeau, Mickaël Gelabale, Kévin Séraphin, Rodrigue Beaubois, Nando De Colo et Rudy Gobert, il devriendra à la rentrée 2020/2021 le septième joueur passé par le centre de formation de Cholet Basket à fouler les parquets NBA.

Les highlights de Killian Hayes avec Ulm :